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17 avril 2013

(SHOOT) Hail Satan

Ca à commencé sur Facebook, on s'était dit avec Misery qu'un shooting Sharon-Needlesque ça pourrait démonter. Bien sûr, il à fallu s'organiser, prévoir une bodyguard pour pas se faire jeter des pierres, trouver un lieu assez ruiné pour être intéressant, pourrir une perruque et trouer des collants. On a profité d'un Dimanche ensoleillé et on a tracé à la caserne Niel pour faire les photos, y'avait le Hibou et son Furet qui faisaient du vélo, y'avait des enfants qui galopaient et qui s'arrêtaient nets en nous apercevant, y'avait un vieux con qui nous a joyeusement soulé.
Je t'explique. Entre la rousseur du Hibou, les cheveux rouges de Mimi, les bleus de Morgane et mes turquoises à moi, c'était feu d'artifice capillaire dans les allées de la caserne. Le Monsieur, il s'est dit qu'il allait nous photographier, on à ri, on à dit OK. Et c'est là que soudain est sorti le mot interdit, celui qui a allumé les feux de l'enfer dans nos yeux : "je veux vous photographier par ce que que vous ressemblez à des perruches".
Le Monsieur, sa photo, il se l'est carré dans les fesses et il est reparti.
Faut pas faire chier les perruches.
Non mais.

Ce jour là, j'ai cru que j'avais chopé le tétanos et la lèpre, j'ai pensé que j'allais me casser la gueule sur des tas de parpaings, j'ai failli m'étouffer dans mes seins, j'ai eu du faux sang incrusté dans les dents, j'ai escaladé des trucs en bois en priant pour que ça ne craque pas sous mon poids. Pendant ce temps, Mimi roulait sur le sol, au milieu des bouts de verre brisés, en mitraillant, comme un kamikaze de la photo qui te crie de lever le menton.
J'ai chouiné, elle à râlé, Morgane était occupé à dégager les curieux qui regardaient, j'ai râlé, Mimi à crié, on s'est bien marré. Dans la caserne Niel, les chiens de l'enfer étaient lâchés, c'était Happy Halloween sur le vieux canapé, on faisait de drôles de bruits en se disant que ça se verrait sur les clichés.
C'était une chouette journée.



Au final, j'ai pas chopé le tétanos, le bout de verre incrusté dans mon doigt est reparti comme il est venu, et la lèpre m'a épargné. Par contre, j'ai eu les rétines complétement scotchées quand j'ai vu le résultat que ça donnait. Je t'avais dit qu'elle avait du talent, l'autre tyran aux cheveux rouges, et bah putain ça s'est confirmé.
Je vais pas trop m'étaler sur comment j'aime ce shoot, j'aurais pas l'air super objective, et t'as beau savoir que je suis une connasse narcissique t'as ptêtre pas envie de m'entendre nous auto-congratuler de façon aussi indécente. N'empêche que Misery, je sais pas comment elle fait, mais elle arrive à faire ressortir le beau de n'importe quelle personne, n'importe quelle ambiance et n'importe quelle situation. Elle sait capter les choses et les rendre intéressantes, elle sait faire des photos captivantes.
Misery, en fait, elle sait regarder.


*PS: "Hail Satan", le titre du billet et du shoot, est une chanson de Sharon Needles*


"Oh non, j'ai encore tué un caniche"





Photo & Edit : Misery
Makeup & Modèle : Moi même
Assistante : Morgane

18 mars 2013

Dans les backstages du defilé Paul&Joe, rencontre avec Max Delorme

C'est pas grand chose d'être blogueuse. On joue avec des vernis, on patouille dans le pigment, on respire un peu trop de poudre (de poudre matifiante, qu'est ce que tu vas t'imaginer), et une fois qu'on s'est bien amusé on vous vomit un billet.
Et pour autant, ça a beau n'être pas grand chose, parfois ça nous donne accès à des événements qu'on n'aurait jamais imaginé, ça nous ouvre en grand des portes qui, sans le blog, seraient resté fermées.

C'est comme ça que je me suis retrouvée dans les backstages du défilé Paul&Joe, puis en front row, et que j'ai rencontré Max Delorme dans un café du Trocadéro.

*Interlude de l'échec : Bon. Avec mon incroyable sens de l'organisation, j'ai oublié d'embarquer mon Reflex au défilé...Du coup, je me suis dit tant pis, je ferais mes photos au Black Berry, et j'ai réalisé que la qualité était complétement pourrie. Alors j'ai répété "tant pis", je me suis dit que je ferais une mosaïque avec des photos en tout petit, on verrait moins à quel point j'ai merdé. Sauf qu'impossible de les passer de mon téléphone au PC. Résultat, je suis un putain d'échec logistique, et cet article sera illustré uniquement grâce à des photos prises par Trendymood, qu'elle à très gentiment accepté de me prêter - je t'invite à aller voir la totalité des clichés dans son billet.*



 photo par Trendymood

Les backstages d'un défilé, c'est un autre monde. Ya des enfants ultra-lookés, des filles tellement belles qu'elles viennent d'un monde parallèle, des vêtements sur des dizaines de portants. C'est lumineux, effervescent, ça sent le stress et la transpiration, et sous les flashs tout à l'air plus brillant. Alors d'abord tu suffoques, tu ne sais pas ou regarder, et puis tu repère deux trois éclats dans la foule,  un pantalon doré, une mannequin qui te fait des blagues en anglais, une concentration au delà de la normale de cheveux colorés, et quand tu tombe sur le stand de makeup, c'est bon, tu es émerveillée.





 photo par Trendymood

Là, il y a Max Delorme et son équipe qui finissent de maquiller quelques mannequins, la plupart sont déjà en file indienne derrière un rideau, je ne saurais pas te dire pourquoi. Les quelques retardataires sont sur des sièges et l'armée s'agite autour d'elles, elles regardent droit devant, sourient vaguement. Yumi le mannequin manquant arrive en courant, tout le monde crie "Yumi, Yumi", Yumi court mais n'est pas essouflée, ses longs cheveux volent autour d'elle, elle n'a même pas l'air affolée. Elles viennent d'un monde parallèle, je vous disais.
Max Delorme s'interrompt pour m'offrir un verre d'eau, tu parle, je crève de chaud, et je trouve ça fou qu'un maquilleur star, un maquilleur de renom, un mec en plein boulot se préoccupe du bien être des 4 petites blogueuses qui traînent en plein milieu de la pièce.
Je bois mon verre d'eau.
J'ai un peu moins chaud.
Tout autour, on sent la pression, l'excitation, le moindre détail doit être contrôlé. On sent que tout se joue, que le travail va aboutir là, maintenant, bientôt, que tout doit être parfait.  Et comme on est plantées sur le passage, Madame Paul&Joe ne manque pas de nous engueuler. On fuit vers un pilier, elle nous fait "tsk tsk", ça à quelque chose de franchement comique.
Alors depuis notre pilier, on se concentre sur les mannequins qui passent, les habilleuses affalées sur leur siège, deux par portant, attendant que la grande épilepsie du défilé commence. Je regarde les chaussures, je regarde les photographes, j'observe ces grandes filles sublimes qui font la moue comme je respire, et surtout, je regarde leur makeup.


 photo par Trendymood

Pour le maquillage du défilé, Max Delorme à créé un maquillage des yeux fort, très pailleté, dans des tons de vert sombre très prégnant, qu'il vient "trashiser" délicatement sur les extérieurs à l'aide d'un coton-tige imbibé de démaquillant. Les sourcils et les cils sont laissés tel quels, la bouche nue, le teint frais, peu poudré.
J'ai trouvé super intéressant d'intégrer comme ça de nouveaux gestes, d'utiliser le démaquillant comme un élément du makeup à part entière, de faire le choix de ne pas toucher au mascara pour éviter de charger outre mesure le regard, d'utiliser un brumisateur d'eau sur le teint à la fin du maquillage pour le garder le plus naturel possible. J'ai aimé, en fait, ce travail qui joue sur les codes du maquillage, tout en subtilité.


photo par Trendymood
 
L'autre chose qui m'a franchement marqué, c'est l'utilisation - entre autres - de produits Gemey-Maybelline. Bon, ça m'a marqué certes, mais je m'y attendais, Max Delorme étant sous contrat avec la marque depuis des années. Mais disons qu'on imagine souvent des marques de luxe, ou estampillées "pro" sur ce genre d'événements, des marques de niche ou tellement hors de prix qu'on passe deux mois à réflechir avant de s'offrir un mascara. Or Gemey, on le trouve dans le supermarché du coin...et pour autant on à des produits de haute technicité, des produits qu'on retrouve sur les catwalks des défilés. Du coup, ça m'a donné envie d'aller faire un tour chez Auchan pour voir ça de plus près.

Le défilé en lui même, je ne t'en parle pas, d'autres le feront mieux que moi. C'était sublime, avec les fringues, les cheveux, la fumée au sol et la musique, le maquillage prenait vie et le coeur battait plus vite. Il y avait des imprimés à petits chevaux que j'ai adoré, des blazers marine, de la fourrure et du doré. Ca avait quelque chose de magique.

Et ensuite, une fois tout ça terminé, une fois que tout le monde pouvait se permettre de respirer, nous avons rencontré Max Delorme dans un café. Je vais pas te refaire l'intégrale, par ce que ça fait déjà 50 lignes que je m'étale et que t'as ptêtre envie de respirer toi aussi, mais j'ai été littéralement subjuguée. Evidemment, on à parlé des prochaines tendances maquillages Automne-Hiver (le vert foncé, les paillettes, les lèvres foncées, les blushs roses froids des pommettes jusqu'au tempes pour structurer le visage, poupée fatale et carrément glaciale).Evidemment, on à parlé de la prochaine collection Gemey (qui promet, au vu des produits qu'il a evoqué). Evidemment, Max nous a raconté son parcours et sa façon d'appréhender son métier. A ce stade, j'étais fascinée.
J'ai aimé la façon dont il nous parlait de tout, de rien, dont il sautait du makeup au théâtre, en passant par les installations lumineuses de Julio Le Parc et l'art en général, assimilant, s'inspirant, intériorisant, pour ressortir ces influences diverses dans ses makeups. J'ai aimé sa simplicité, j'ai aimé son discours sur la beauté, ses codes, sur l'interêt de l'imperfection et la faculté qu'avait aujourd'hui l'industrie du makeup de toujours vouloir gommer le défaut, plutôt que de l'accepter.
C'était bien, et en plus les macarons étaient bons.
Surtout le caramel beurre salé.

Alors merci à Anne Claire et à Gemey pour m'avoir permis de vivre cette soirée, merci à Max Delorme pour sa gentillesse et sa disponibilité, et merci à TrendyMood pour les photos qu'elle m'a permis d'utiliser!






28 février 2013

Drag Project

Imaginez.

Imaginez votre appartement pris d'assaut, vos meubles recouverts d'une couche de poudre libre et de faux cheveux, des paillettes dans votre canapé et des traces de mascara sur vos oreillers. Imaginez deux espèces de drag queens, perchées sur des talons de 15, en train de s'évertuer à déménager votre mobilier. L'une d'elle, 2 mètres de haut et cheveux verts à l'avenant, qui tire votre table de salle à manger comme une sauvage. L'autre, plus petite, du sang au coin des lèvres, une perruque comme un chien mort et une chaise sur la tête, en train de pester pour savoir ou la mettre...C'est que tu comprends, il faut de la place pour danser...

Tu visualises à peu près? Tu le vois le bordel, la vision d'apocalypse, le cauchemar du psychorigide, le parquet qui couine sous les assauts des talons et cette foutue chaise qui se retrouve sur le canapé, faute d'un endroit ou être posée?
Check Your Beauty, elle, elle n'a pas fait que le visualiser. Elle l'a subi. Et ouais.



Par ce qu'en fait, le week end dernier sur Bordeaux, ya un genre d'associations de malfaiteurs qui s'est formée, un gang nourri au pineau et au mascara, un blob aux multiples personnalités qui avait décidé de collaborer. En gros, moi j'avais un shooting avec Misery, Tomi une interview avec Check Your Beauty, Le Hibou et son Furet un Card Against Humanity auquel jouer, et ledit Tomi et moi avions décidé de lancer notre "Drag Project".
D'ou le bordel chez Elise qui nous hébergeait, nous prêtait son matos et nous aidait un peu à filmer.



Tomi, bien sûr, c'est Tomi Perry. Foutue diva aux chaussures à pointes, le genre qui t'explose la fémorale d'un seul coup de pied, si il veut il peut te tuer. L'eye liner étiré jusqu'au tempes et le makeup vert perroquet, le contouring parfait et le plus beau rouge à lèvres qu'on puisse trouver, la classe, et ouais.



Chiara Fish-Fucking, resucée de Sharon Needles-mais-pas-complétement, faut dire que je commence à avoir le personnage bien en main et que je me sens vachement bien quand j'ai du sang qui me dégouline jusque dans le décolleté. Sourcils gommés, bouche over-dimensionné et les yeux mornes d'un poisson crevé, boobs en avant et corset bien serré.



Je te fais grâce de 12000 lignes de plus, j'pense que tu en sais assez, puis tu as la vidéo qui suit qui se suffit à elle-même. Tomi s'est bien fait chier pour faire un super montage et condenser notre version du jeu "RuPaul's Drag Race" (si tu ne connais pas, que tu aime le makeup, les drag queens et le drama, je te conseille de regarder), moi mon "boulot" c'était d'écrire le billet.
Je t'explique quand même rapidement le concept de l'emission, vu qu'on s'en est plus que largement inspirés : des drag queens s'affrontent sur différentes épreuves, de la comédie au runway, en passant par la personnification de célebrités. A chaque fin d'émission deux drag queens, les moins bonnes de la semaine, sont désignées, et pour sauver leur place dans le jeu elles doivent faire un "lip sync" et tout donner.

Il me semble pas avoir besoin de te dire que sur ce coup on s'est vraiment fait plaisir, qu'on à ri bêtement bon nombre de fois, qu'on était cons et qu'on se sentait bien : ça se voit je crois.



Et puis bon, du coup, ya la vidéo bonus, le bêtisier, paraîtrait que ça s'appelle des "bloopers" et que c'est carrément hype de le dire en anglais. Moi je trouve que "bloopers" ça ressemble à une marque de couche culottes bas de gamme, mais que ça ne t'empêche pas de regarder!




En tout cas tel que c'est parti, je crois que cette collaboration entre moi et Tomi n'était que la première d'une longue série!

24 décembre 2012

Bon réveillon, Joyeux Noël, tout mes voeux et tout c'qui va avec.


Bon les gens, on va faire court.
Non par ce qu'entre mes velléités de déco oiseau-qui-louche, les paillettes que j'ai foutu partout dans l'appart et qui me collent au doigt, et la coiffure de harpie que je me paye à force de courir de tout les côtés, j'ai moyen le temps de me lancer dans la rédaction de billet.

Cela dit ya des choses que tu sais, d'autres que tu soupçonnes moins, du coup on va faire une mise au point.

Fait n°1 : J'ai un chien. Petite boule de poil et de merde, un qui bave, qu'à des plis, qui ronfle, qu'est trop gentil. Le genre que tu peux pas test tellement il est mignon-choupitrognon, le genre qu'à des bonus en charisme de tout les côtés (hormis au niveau d'une certaine extrémité. Indice: je parle de la zone qui pète et sent mauvais)
Fait n°2 : C'est Noël. Oh putain, ça t'as pas pu le rater, vu que dehors ya des guirlandes et des pères Noëls moribonds qui pendent des balcons, des chansons toutes pourries diffusées en centre ville, et tout un tas de couillons qui se battent pour acheter des cadeaux, griffes acérées, porte monnaie vidé et sourires niais.
Fait n°3 : Je suis complétement niaise. Genre j'ai la tête d'une demeurée maraboutée, je me gave de Marzipan en chantonnant, je pleure devant des dessins animés, et même quand je suis triste j'aime le monde entier. Sauf Christophe Maé, faudrait voir à pas déconner.

Ces trois faits conjugués me donnent l'inaliénable droit....

....de déguiser Sans Sucre en Père Noël.



Voilà.
Jte dirais bien qu'il se joint à moi pour te souhaiter un bon réveillon, mais c'est un chien, il comprend pas ce genre de notions. Puis toute façon vu la tronche qu'il tire sur les photos, je soupçonne qu'il est plutôt en train de me maudire sur 10 générations.

BON REVEILLON, donc.

Et puis Joyeux Noël aussi, même si c'est que demain. Par ce que je risque de jouer avec mes cadeaux et de cuver mon indigestion, du coup ya pas moyen que je revienne te voir et que j'te fasse le même topo.

Joie, bonheur, paillettes et affection.
(et croquettes...Pour Sans Sucre, évidemment, toi je sais que c'est moyen ton truc)

14 décembre 2012

ThalasséoHOhOHOOH!


Avec la Chine, la semaine dernière, on est partis en week end. Vu comme c'était la déprime à Angoulême, crois moi, on avait bien besoin de fuir loin très loin et de ne plus jamais revenir s'évader l'espace d'une nuit.
Sauf qu'on est pauvres, et que les pauvres ne partent pas en week end.
Du coup, quand Yaël, du site Thalasseo, m'à proposé de me faire tester l'un de leurs séjours, j'ai poussé des hurlements de joie suraigus et sauté sur l'occasion. La Chine, quand il à su de quoi il était question, à eu très exactement la même réaction. Et puis on s'est mis à danser en vocalisant sur ThalasséooooOHOHOOOOH. En boucle. Pendant deux heures.

Thalasséo, c'est donc un site qui offre un large choix de séjours en thalasso, dans toute la France mais aussi en Belgique, en Espagne, en Egypte...avec des prix très avantageux et de nombreuses promos. J'ai fait rapidement le compte, réserver via Thalasséo pour le séjour que j'ai fait revient presque moitié moins cher que de l'acheter via l'hôtel.
En plus de ça, il sont particulièrement réactifs : au début, Yaël, persuadé que j'étais Parisienne, m'avait proposé une formule dans un château à Chantilly. Sauf que 10h aller-retour pour un week end, ça ne le faisait pas du tout. Résultat, le lendemain, on me proposait un nouveau séjour à Royan que j'ai accepté avec joie. Bon, j'ai peut-être bénéficié d'un "avantage blogueuse", mais ça fait du bien d'avoir une personne à l'écoute de vos besoins.

Bref, je suis partie avec bagages, Chine et Chien direction Royan, pour deux jours et une nuit à l'hôtel Grand Cordouan. L'Hôtel est super bien situé, juste au bord de l'océan, toutes les chambres ont vue sur la mer. D'un côté, une promenade amenagée au bord de l'eau, de l'autre il suffit de faire 20 mètres pour se retrouver sur une petite plage bien sympa. Et tant qu'à faire, le centre ville est à 2 minutes chrono en voiture, ce qui ne gâche rien.

Comme d'hab, Sans Sucre à fait la star, ce chien à un bonus +1000 en charisme, il à grognouté, tout le monde s'est extasié, les réceptionnistes sont sortis de leur comptoir pour le caresser et le soir le monsieur du restaurant m'a demandé ou il était passé. C'est un truc qui m'a vraiment marqué : tout le personnel est gentil, serviable, souriant et attentionné. Je crois bien qu'on les briefe à se souvenir de chaque client, par ce que le service est ultra-personnalisé, on se soucie de votre bien-être, on connaît vos préférences et vos habitudes (bon, moi en 2 jours j'en ai pas développé des masses, des rituels, mais j'entendais les serveurs parler avec des curistes sur de plus longues durée). Bref : on se sent franchement chouchouté.



 crédit photo Hôtel Royal Cordouan

La chambre est vraiment canon, spacieuse, meublée simplement mais avec goût, et avec une vue sur la mer à vous couper la chique. Tu vois, j'ai toujours pensé que la vue sur mer, ça ne servait à rien, que bon, tu vas pas en vacances pour te coller à la fenêtre et ne plus en bouger. Mais pour avoir expérimenté ce moment ou, au réveil, tu ouvre d'un seul geste les rideaux de la baie vitrée et tu tombe sur CA...

.....mon avis à complétement changé. La vue sur mer en fait, ça te donne l'impression d'être le roi du monde et de respirer plus fort que le commun des mortels (disons que ça change du combo "place délabrée - bar pourri - vieux bourrés qui finissent leur soirée" que j'ai depuis mon appartement).

Bon, bref, on s'est joyeusement emerveillés, la Chine à sauté sur le lit, Sans Sucre sur le canapé. On à ouvert les fameux rideaux, on les a refermé, on les a ouverts, on les refermés (au cas ou tu te pose encore la question, oui, ceci est un code). Je me suis extasiée sur la petite corbeille de soins et de gel douche bien garnie, la jolie salle de bain, et puis comme nos soins thalasso ne commençaient que le lendemain matin, on est gaiment partis à l'aventure.




C'est là qu'à trois pas de l'hôtel on a découvert la petite plage trop sympa.
Qu'était vraiment très très sympa (comprendre : y'avait du sable pour faire des pâtés, de l'eau glacée pour tremper les pieds, des rochers, des algues, et des étoiles de mer mortes, même qu'il fallait râler après Sans Sucre qui essayait de les manger.


Bon donc moi, comme tu peux le constater, j'étais très contente alors j'ai pris plein de photos inutiles du genre "des rochers", "de l'eau", "Sans Sucre et les rochers", "La Chine et l'eau", "L'eau et les rochers". Comme je suis sympa, je vais quand même pas mal t'en épargner.


Ca, c'est l'eau donc. Avec des petits voiliers. C'est joli, c'est cadeau, c'est gratuit.

Et puis bon, c'est coule de flâner et de courir le nez au vent et les mains pleines de sable, mais ya un moment ou on s'est rappellés qu'à l'Hôtel nous attendait tout un complexe avec piscine, bains à remous, cols de cygne, hammam et sauna. Et bien evidemment, on ne voulait pas rater ça.
Donc on est rentrés, on à fait péter les maillots de bain, enfilé les peignoirs gracieusement fournis par l'hôtel, et on est descendus s'amuser.
Le truc assez génial, c'est qu'un ascenseur part directement de la Thalasso et dessert tout les étages. Résultat, tu sors de ta chambre en maillot et peignoir, et tu descends directement. Ca t'évite de te farcir le fastidieux déshabillage dans des cabines de vestiaires toujours trop petites et sur un sol en lino toujours trop froid.

Bon, le bonnet de bain et les sandales en plastique sont obligatoires pour l'accès à la piscine, du coup je te conseille de penser à prendre tes tongs dans la valise. Sinon, il faut acheter le nécessaire à l'accueil de la piscine, ou moyennant 4€ on te fournira des sandales "en kit" et une affreuse charlotte en plastique qui ne protège queudal mais à le mérite de vite s'enlever dès que tu sors de l'eau.




crédit photo Hôtel Royal Cordouan

Et tu arrive là... Et tu trouve ça beau.
On a donc une grande piscine d'eau de mer, avec des jacuzzi, des espèces de sièges à bulles, des cols de cygne, de la nage à contre courant, et un solarium avec vu sur la mer. Il y a aussi à disposition un hammam et un sauna, tu m'excuseras je n'ai pas pris de photos persos de ces zones par ce qu'il était clairement hors de question que j'emmène mon reflexe dans un endroit aussi humide et hostile à tout appareil éléctronique. Du coup, je me suis fournie directement sur le site de l'hôtel.

Bon bref, la piscine tout ça, c'était bien, c'était beau.
Le soir, restau, une cuisine délicieuse qui à fait passer ma CB de bleue à livide, mais qui valait le coup. Et le lendemain matin, j'avais des soins thalasso.


 Je te présente les sandales jetables.

Alors la zone des soins est très jolie, des ardoises sombres au mur, un sol en galet, des éclairages variables façon chromothérapie, bref, un endroit petit mais agréable et à l'architecture soignée.
J'ai commencé par un enveloppement d'algues. Comment te dire...C'était bizarre. Déjà, par ce que le string jetable en papier est une réelle invention de Satan, ensuite par ce que l'odeur des algues c'est particulier, il faut t'habituer. En gros, le déroulement du truc c'est qu'on te colle à poil, on t'enduit d'algue, on t'enroule serré serré dans du cellophane, on t'enroule-bis dans une couverture chauffante, on te colle un casque avec des chants d'oiseaux feat. musique italienne sur les oreilles, et on te laisse macérer 20 minutes comme ça.

Au début, c'est bizarre.
Au bout d'une minute, tu te sens comme un pavé de saumon prêt à passer au four.
Au bout de 3 minutes, ça devient sympa, il fait chaud, tu te détends.
Au bout de 5 minutes tu es complétement relax, limite sous hypnose.
Et au bout de 20, t'as envie de lutter pour qu'on te laisse tranquille dans ta couverture chauffante et qu'on vienne pas te faire chier pour te rincer.



 Par manque de photos, les soins seront illustrés par des métaphores visuelles.
Après ça, j'ai eu un bain à jets. Alors ça c'est vraiment coule, on te plonge dans une baignoire de l'espace avec de l'eau chaude et des cristaux de sel, et vas y que les jets te massent doucement de la nuque aux doigts de pieds, pendant que des lumières font changer l'eau de couleur et que tu savoure tranquille ton petit moment de bonheur.
J'en veux une chez moi.
C'est dit, voilà.

Et puis pour terminer, je me suis retrouvée avec une dizaine d'autres personnes dans une grande piscine pour les jets sous marin. Donc là en fait ya un jet par personne, et une dame au bord de de l'eau te donne des postures spécifiques pour que tu te fasse masser. Résultat, tout le monde se tortille joyeusement devant son jet, et tu peux observer ta chair qui bloblote sous la puissance du jet, tout pareil que de la pâte à modeler.
Ca fait un peu aquagym tuné pour vieilles dames, mais ça se laisse tenter.


crédit photo Hôtel Royal Cordouan

Au final, ni moi ni la Chine n'avons ressenti de réels "bienfaits" du truc, dans le sens ou nous n'avons pas noté d'améliorations de notre peau ou de notre métabolisme. Faut dire que ces soins sont indiqués pour soulager l'arthrose (que nous n'avons pas) et les rumathismes (que nous n'avons pas non plus).

En plus de ça, macérer dans du sel marin toute la journée, pour la peau c'est moyen. J'avais le visage super fragilisé malgrè ma crème hydratante, et je me suis maudite d'avoir oublié d'emmener mon baume corporel.
N'oublie pas ton hydratant pour le corps. Je te dis pas ça genre "c'est un peu chiant si tu l'as pas", non, je te HURLE LITTERALEMENT de ne pas oublier ton foutu baume pour le corps sinon tu MEURS OK!
Moi en tout cas ma peau sensible, elle a vachement tiré.

Bon, là comme ça, tu pourrais croire que je râle.
Sauf que non hein.
Non non non non non.
Par ce qu'en partant de là on se sentait détendus, heureux, la tête vidée du quotidien. On avait une espèce de saine fatigue qui gagnait tout nos membres, et paradoxalement on se sentait super reposés...Ca nous a rendus heureux, et on a adoré.

Et puis sérieux...Ca fait rêver.






18 novembre 2012

Alors, les Golden Blog Awards, c'était comment?

(bon, j'avais prévu un super guest star pour vous parler des GBA, mais ça risque de prendre un peu plus de temps que prévu, et je veux vous raconter et vous remercier tant que c'est encore frais)(alors voilà)

Les Golden Blog Awards.
J'y étais.
ET PUTAIN DE BORDEL DE DIEU J'AI GAGNE!


Alors gagner les GBA, c'est quoi en fait?
Ya le choc initial, énorme, qui t'explose la rate et l'émotion, qui te coupe les jambes, qui te fout en mode automatique. Y'à la remise du prix, ou tu sais plus trop ou tu es, qui est le Monsieur brushingué-qui-n'est-pas-Franck-Provost-c'est-sûr-mais-alors-qui?, ou tu as chaud, ou tu ne sais plus trop ce que tu dis, ou tu réalise que le trophée est en plomb et que merde-bordel-chié-c'est-fou c'est toi qui l'à gagné.On t'entraîne dans le fond de la scène, loin, derrière, toi tu veux sauter au cou de ton mec et des autres blogueuses, mais t'as pas le temps, t'as plus le temps, à peine celui de respirer qu'on t'embarque dans un salon privé ou il fait encore plus chaud et ou des visages joyeux apparaissent pour te parler de leur marque, te dire bravo, t'interviewer, te prendre en photo et te féliciter. Cette phrase est la plus longue que j'ai jamais rédigé.
C'est génial, et effrayant. C'est comme un trip sous LSD ou le monde est instable et bruyant, et super beau à la fois, et ou tu es au centre de tout ça. C'est chaud et moite et luisant, y'avait des caméras, des appareils photos, des gens survoltés, t'es complétement choquée, ravie et exaltée, comme les backrooms d'une boîte à partouze une fois que tu en retire le sexe et l'obscénité.
Vraiment, c'est con, mais c'est un putain de tourbillon.
A ce moment là, je n'avais toujours pas réalisé que merde, j'avais gagné.

(le replay est là, je suis à 1h15 environ)
(et ici la vidéo de Face2Face, autre blog shortlisté, avec leur regard sur les GBA et quelques mini-interviews)

En fait, je ne m'attendais vraiment pas à être lauréate. Dans ma tête, j'avais un pronostic de 3/4 blogs ayant leur chances, et je n'étais pas dedans. Pour tout te dire, j'avais réfléchi la veille à comment féliciter la gagnante, au billet que j'allais écrire pour raconter la soirée, à comment ne pas montrer que j'étais un peu déçue...à aucun moment je n'ai envisagé que je pourrais gagner.

Et grâce à vous, grâce au jury, c'est arrivé.
BIG BANG DANS MA TÊTE TAVU.

 (le photographe était fou, il hurlait "bravo bravo bravissimo, fais l'amour à l'objectif, ouiiiiii ouiiiiiiiiii merveilleux". J'avais peur.)

Du coup, qu'est ce que ça apporte, à part un pic d'adrénaline et la tête qui tourne? Un gros presse-papier argenté qui fait raccord avec mon miroir et va super bien sur ma coiffeuse, et une enveloppe.
Une enveloppe, ouais.
Donnée par Fabien Provost (c'était donc lui!), et contenant un bon pour un relooking avec lui ou son père, Mr Franck Provost. Genre moi qui voulait me couper les cheveux/me raser la tête, me voilà servie, j'ai les rois du ciseaux prêts à s'occuper de ma tignasse. Hystérie.
Viens t'es jalouse. Dis le, tu peux.

Gagner les Golden Blog, c'est aussi s'assurer un énorme pic d'audience, un truc que le blog n'a jamais connu, pour tout t'avouer mon nombre de pages vues en une journée à triplé.
Bienvenue les nouveaux d'ailleurs!





 crédit photo : Golden Blog Awards

Mais mine de rien, malgré la jolie salle et les lumières c'est pas tout rose les GBA.

Déjà, le principe... En soi, ils font vraiment leur beurre sur le besoin de reconnaissance des blogueurs. On est là, les blogueuses beauté, facilement considérées comme un demi-média superficiel et decerébré, on crève d'envie d'être décrétées dignes d'intérêt. Alors du coup on est prêtes à vous harceler pendant plus d'un mois, chaque jour vous raccolez, faire une pub d'enfer à l'organisme pour gagner le droit d'assister à une soirée...
Cela dit t'as beau te dire que tu t'en fous, que c'est qu'un blog, que t'as pas prétention au Nobel de BB Crème, quand ça te tombe sur la gueule tu réalises que cette reconnaissance qu'on t'envoie, t'en avais bien plus besoin que ce que tu n'imaginais. Que c'est comme si d'un coup, ton blog existait plus fort, qu'on t'autorisait à penser que tu fais un truc de qualité.
Le résultat, c'est quand même qu'ils se font une pub d'enfer sur tes manques de confiance.

L'autre truc qui m'à rebuté, c'est la soirée en elle même. Pour tout te dire, si je n'avais pas gagné, j'aurais été un peu dégoutée de m'être déplacée...
L'organisation, soyons francs, est loin d'être top. Pas d'entrée particulière pour les shortlistés, obligé d'arriver très en avance ou de te taper une queue d'enfer (non, je ne parle pas de masturbation) dans le froid glacé, en stress total à l'idée que la cérémonie ait déjà commencé... Dis toi en entrant dans l'Hôtel de Ville j'avais un mal fou à marcher tellement je ne sentais plus mes pieds.
Pas de vestiaire, ou très difficile d'accès, aucun accueil, dis toi que les badges je ne savais même pas qu'il y en avait, et que c'est All&Co qui m'à filé le sien pour pas que j'ai trop l'air de débarquer...
Les badges, parlons en...Ils ne sont pas estampillé au nom des catégories (genre "beauté", "Hi-Tech"...), non, ils sont rédigés au nom des partenaires. Du coup c'est quand même moyen pour la reconnaissance entre catégories, et comme le dit Fanny (de Ma Bulle de Coton) c'est plus "Golden Partners Awards" que "Golden Blog Awards".
Pas de badges nominatifs pour les shortlistés, tout le monde debout dans la salle principale, une sono pourrie qui fait qu'on n'entend strictement rien dès qu'on s'éloigne des 10 premiers rangs, le son et l'image désynchronisé, aucune description, même courte, des blogs nominés, juste quelques secondes de capture d'écran. Je pensais avoir le temps de retrouver les autres blogueuses shortlistées, j'imaginais des sièges, un chemin d'accès jusqu'à la scène pour les gagnants, un endroit ou se regroupaient les shortlistés en attendant l'annonce de leur catégories, voir même tout mes shorlistés sur scène histoire que tout le monde ait son quart d'heure de gloire et qu'on voit bien qui est qui... Bah non, en fait c'est limite le pogo pour s'approcher de la scène, les blogueuses tu peux te considérer très chanceuse si tu les repère dans la foule.

Peut être que mes attentes étaient trop grandes? Peut être que c'est le business qui veut ça?
Sans doute un peu des deux.

A vrai dire, ce qui m'a refroidi pendant cette soirée c'est que je n'ai pas senti de véritable volonté de mettre les blogueurs en avant, j'ai plus eu l'impression que ce qu'on voulait valoriser c'étaient l'événement lui même et les partenaires, et que les identités des blogs, leur diversité, les individus derrière tout ça passaient vraiment en arrière plan.
Cela dit, on ne peut pas nier que c'est aussi grâce à ce genre d'événements, avec ses points forts et ses faiblesses, que les blogs émergent en tant que médias à part entière. L'un dans l'autre, tout le monde s'y retrouve un peu finalement.

Bon, j'ai quand même réussi à apercevoir et discuter, souvent bien trop brièvement, avec  Juliette, Fanny, Lucie, Natacha, Gabrielle, Stelda , les Face2Face et Amivi, des nanas (et un garçon!) chaque fois vraiment sympas, et chaque fois un ptit lampion "groupie" qui s'allumait au fond du bide, par ce que c'est toujours marquant de rencontrer en vrai les blogueurs que tu lis quasi quotidiennement.






 photos par Mr BG, de Beauty&Gibberish


Et, au final, contre tout attente, je ne suis pas venue pour rien...
J'ai gagné.
Putain.

Grâce à vous j'ai eu l'incroyable chance de vivre cette expérience, d'avoir l'une des plus grosses montées d'émotions de toute ma vie, ce tsunami de joie hallucinant que sans vous je n'aurais jamais ressenti.
Et putain, cette victoire, j'en suis toute retournée. Je ne me suis pas encore autorisée à être fière, en fait. Je suis juste incroyablement reconnaissante.
Au jury qui m'a choisi, je ne suis toujours pas foutue de comprendre pourquoi quand il y avait des blogs si chouettes, si intéressants, tenus par des filles si coules et si jolies dans ma catégorie. A vous, mes lecteurs, mes lectrices, qui avez voté en masse et grâce à qui j'ai été sélectionnée, vous, que je considère maintenant comme une vraie communauté, des connaissances pour certains, des potes, des copines, de vrais amis pour d'autres...Et puis à tout ceux qui ne pointent jamais le bout de leur nez dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux mais qui me lisent quand même, le regard amusé, à qui ce blog plaît.
J'ai eu l'impression que vous étiez comme une gigantesque bande de potes qui me soutenaient, me poussaient au cul, me félicitaient. Bordel, ça m'a tellement touché, cet espèce de gigantesque élan de joie et d'amitié!
Merci. Sachez qu'à plusieurs reprises vous m'avez lamentablement faite chialer.


Alors ce que je retiendrais des GBA, c'est ça. Des visages souriants, des félicitations, des montées d'enthousiasme, quelques rencontres et surtout, surtout, une joie intense qui m'a laissé le souffle court, les mains tremblantes, les jambes coupées....


...et aussi un affreux mal de pieds. Les talons dans le froid, plus jamais.

8 novembre 2012

Salut les filles....ET LES GARCONS


La dernière fois, sur sa page FB, Inhuman disait que merde alors, sur nos blogs beauté on avait toujours tendance à tout accorder au féminin...Et vas y qu'on parle de lectrICES, et qu'on se lance dans des "Salut les FILLES" et des "coucous mes choupinETTES" (sache que dans tout le cas, choupinet ou choupinette, je ne cautionne pas)
Et ça fait écho, par ce que même si j'essaie de faire un peu attention, la plupart du temps je zappe, j'accorde tout au féminin par défaut, et quand je le réalise après j'ai un peu (beaucoup) la flemme de tout corriger.
Et c'est très laid.

Petrilude-Youtubeur

Par ce qu'il y à des garçons qui me lisent. Et que je le sais de source sûre (genre dans les environs y'à Tomi Perry qui nous balance des maquillages super jolis sur son blog à lui, ou AlexJAbrard qui vient souvent et qui a toujours un mot gentil). Et ces mecs viennent dans le coin régulièrement, me lisent, vous lisent sûrement, et se font alpaguer à coups de coucou lectrices et autres accords au féminin.
D'ailleurs, je suis persuadée qu'il y en à d'autres dans le coin, qui passent par ici en silence, qui ne disent rien. Et sans dout que s'ils la ferment et ne se manifestent pas, c'est par ce que rejetés dès les premiers mots par le langage que j'emploie.
Le langage, c'est une sacrée arme n'empêche, et moi dans mes articles j'exclue d'emblée toute une partie de la population, par simple habitude, par convention sociale...A cause d'une norme avec laquelle je ne suis absolument pas d'accord mais que pourtant, malgré moi, j'ai totalement intégré.

Le maquillage c'est pour les filles, parait-il.

Ils sont nombreux pourtant à prouver la bêtise de cette assertion. Quand tu vois des mecs comme Tom Pécheux, maquilleur Estée Lauder, incroyablement novateur et doué, Petrilude, Youtubeur toujours superbement maquillé, Sharon Needle, drag queen totalement makeupée, ou Tomi Perry, blogueur éclairé, tu te dis que chez les mecs aussi ya un sacré potentiel et un véritable intérêt pour le sujet.
Le maquillage, c'est mettre des poudres et autres pigments sur son visage dans le but de l'embellir, de créer quelque chose ou de se transformer. On à tous un visage, et on est beaucoup à vouloir se mettre en valeur ou à avoir des velleités créatives.
Qu'on m'explique donc ce qui là dedans exclut les garçons, si ce n'est le sexisme et la connerie.



Tom Pecheux - maquilleur pour Estee Lauder


Pour autant, ça n'à pas toujours été comme ça...Je veux dire, Louis XIV et compagnie étaient certes fardés avec des mélanges douteux façons mercure-farine-et-abats-de-poulet, mais à l'époque la petite coiffeuse, la poudre, le blush et les perruques démesurées tu les retrouvaient des deux côtés, et il n'y avait personne que ça choquait.
Les gens étaient trop occupés à avoir faim et à s'entre-couper la tête, c'est peut être ça tu m'diras.




Tomi Perry - Blogueur et modèle photo

D'ailleurs, aujourd'hui encore, on sait pertinemment que les acteurs, les chanteurs, les mannequins sont maquillés, et personne n'en est choqué. Même, y'en à un sacré paquet qui se hissent au rang de sex-symbol et qui font mouiller et turgescer les adolescent(e)s du monde entier. On se pâme devant des Nikki Sixx, des Brian Molko ou des chanteurs de visual kei. Dans un genre plus classique, Brad Pitt dans Fight Club est une bombe atomique alors même qu'il à le visage fond-de-teint-iser et contouringué - j'invente des verbes si je veux- et Georges Clooney au teint parfaitement travaillé est communément accepté comme fantasme universel pour ménagères desoeuvrées.
Assieds toi, respire fort, lis : l'homme maquillé est sexy.

Note bien, du coup, que ce n'est pas le résultat du maquillage qui choque. Non, ce qui perturbe, c'est l'action en elle même, le simple fait qu'un homme puisse se maquiller.
Et il est là, le vilain sexisme tout pourri. On conditionne les garçons depuis tout petit : à eux les GI Joe et les planches de skate, aux petites filles les poupées, les sets de maquillage et les tête à coiffer. Et quand certains d'entre eux s'élèvent contre ces diktats et se collent du rouge à lèvres par ce que c'est beau et qu'ils en ont envie, il y en à pour les pointer du doigt, ricaner, ou baisser les yeux l'air gêné.
Mais pourquoi?
Il n'y à aucune atteinte, aucune violence, rien de sale ou de dégradant dans un garçon maquillé.
Au contraire, c'est tout aussi beau/créatif/intéressant que sur n'importe quelle greluche.

Simplement, ça remet en cause l'attribution des genres dans notre société.

Un mec maquillé, dans le milieu artistique/marginal/cosmétique, c'est toleré, voire mêmeplutôt bien accepté. Mais dès que la rue s'en mêle il devient un pédé. Il est effeminé. C'est une gonzesse (depuis quand "être une femme" est il une insulte d'ailleurs, qu'on m'explique?!). Le mec maquillé change de genre, de statut, d'orientation sexuelle par le simple fait d'aimer se farder. Dans l'imaginaire collectif et genré, en s'adonnant à cette activité il "devient" une femme, ou assimilé.
C'est que l'homme, vois tu, ne doit pas se consacrer à ces frivolités, l'homme doit être sérieux, nourrir sa famille, gagner en pouvoir, en force, en ambition, et allumer le barbecue. Or le maquillage est généralement considéré comme une zone d'apparence et de superficialité, totalement incompatible avec l'image de virilité pervertie qu'on nous donne à voir aujourd'hui.
Si aujourd'hui certains rôles traditionnels se sont étendus aux deux sexes (les femmes bricolent comme les hommes, les hommes cuisinent comme des femmes - je caricature), il reste des activités hautement sexualisées auxquelles il est globalement convenu qu'un seul genre à le droit de s'adonner.
Et le maquillage en fait partie.





Sharon Needles

Alors oui, il existe de plus en plus de marques de cosmétiques qui ciblent exclusivement les hommes. Des vernis transparents, des soins visages, des crayons à sourcils, du matériel de contouring; estampillé "POUR HOMME" et bien circonscrit par des nuances discrètes. Je ne crache pas dessus, c'est déjà un progrès, il y à peu c'était déjà impensable et totalement hors de portée. Mais quand est ce qu'un mec pourra complétement s'affranchir du marketing genré et acheter tranquille un beau Rouge G, un qui pète, qui se voit, sans que ça remette en question sa virilité?
Et qu'on ne me dise pas qu'il n'y à pas de demande, que les hommes n'aiment pas les cosmétiques, que les hommes ne veulent pas se maquiller. Ce serait prendre le problème à l'envers : ce qui empêche bon nombre d'hommes de se frotter aux cosmétiques avant de décider en toute connaissance de cause si oui ou non ça leur plait, c'est essentiellement le conditionnement subi. Celui qui dit que "le vernis c'est pas pour les garçons, allez, joue plutôt aux Legos", et la barrière morale de notre société, celle qui  à le front aussi bas que le cerveau et qui est prompte à s'écrier "OH LA MATE LE MEC MAQUILLE ARF ARF".

Je ne dis pas que tout les mecs devraient se maquiller, pas plus que je ne me permettrais de dire que toutes les filles le devraient. En fait, je réalise juste que le maquillage, cette activité qui me passionne, est en fait une putain de zone de non-droit pour une moitié de la population, un bastion dur du sexisme, et que ça me désole. Que tant que l'homme maquillé se cantonne au milieu artistique et/ou marginal, ça reste toleré, mai dès que la vie de tout les jours s'en mêle, ça devient compliqué.
Merde quoi, que chacun fasse ce qui lui plait!

5 novembre 2012

Billet foutoir



Allez hop,on va faire d'une pierre deux coup : je t'explique les raisons de mon quasi-silence radio, je te raconte comment c'était trop coule, et j'en profite pour te parler mode, blogs, rencontres, shopping et beauté. Surtout beauté, faudrait voir à pas trop déconner.

BRAVO, SUPER, JE SUIS BORDELIQUE DU BILLET

Donc figure toi que ces derniers jours, j'étais à Paris. Et que donc, loin de chez moi, sans mon matos et mes repères, c'était pas über pratique de te préparer des billets valables. Puis bon,en bonne Cosette de la manucure,la pose de vernis à ongles n'était pas tolerée la ou je me trouvais et du coup je devais sortir pour le gérer.
Dehors, il faisait 2°C.
Tant d'abnégation juste pour poster, j'en suis pas capable, désolée.
Je suis donc allée toute une semaine l'ongle nu et le regard moyennement frais.

Si je suis montée, c'était avant tout pour la soirée Agnès b. Comme d'hab, je suis arrivée en retard, come d'hab, j'étais très gênée, comme d'hab, j'ai dit Merci mon Dieu pour le champagne. Non seulement j'ai pu rencontrer les filles de chez Kalioshka et l'équipe du Club des Créateurs de beauté (qui sourient autant en vrai que ans leur mails), mais j'ai aussi vu une blinde de blogueuses toutes plus coules les unes que les autres. Oui, cette soirée était placéesous le signe de la joie et du Bisounours.
Non par ce qu'au CCB, ils savent y faire pour te chouchouter. Ne manquait que des poneys pour que je trouve là-bas tout ce qui me fait rêver (oui, j'estime que le poney est une composante essentielle du bon moment): un stand coiffure, un stand manucure,un corner maquillage, un photographe rien que pour nos doigts, des petits choux à se damner, une table spéciale pour nous présenter de nombreux produits agnès b, du parfum, un petit coin pour parler épilation et lumière pulsée...Clairement, y'à pas plus attentionné que l'équipe qui nous à reçu et gâtées.
Puis j'ai rencontré les filles d'Urban Lipstick, Mademoiselle Sooz, Je suis vernieSilana, j'ai retrouvé Maud et Angéline de Carnet Prune (que j'ai failli ne pas reconnaître, honte sur moi), et aussi Mouchtique, avec qui  j'ai terminé à faire des concours de dents. Et Kaki, tu nous as manqué figure toi.
Et puis comme une fois coiffée, maquillée et manucurée je me suis sentie bien trop bonnasse pour aller me coucher, j'ai filé en after histoire de m'agiter le chignon.
Bref, je risque de te reparler très vite de cette soirée, vu que j'y ai découvert des produits performants et étonnants et que ne pas t'en faire la revue serait carrément honteux.
J'en profite pour remercier une douzaine de milliers de fois Kalioshka et l'équipe du CCB, grâce à qui j'ai pu profiter de cette superbe soirée.


photos par MouchtiqueJe Suis Vernie, Carnet prune et Urban Lipstick

Après ça, je suis allée au Curvy Market. Organisé par les Modeuses Rondes, c'était the-place-to-be si t'avais un gros cul et envie de le recouvrir de jolis tissus. Tout le flot des grosses et des rondes de Paris s'est donc joyeusement deplacé à la Cartonnerie pour se faire plaisir à un vide-dressing de blogueuses Curvy, devant des stands de vêtements et de pompes grande taille, des spots lingerie, des exposants bijoux...Bref, un  paradis pour Plus Size.
Pour mo, ça à été un vrai plaisir. Déjà, par ce que j'y ai retrouvé Gloria, et que c'était un peu comme si on était potes depuis toujours tellement on était heureuses d'enfin se rencontrer. Ensuite, parce que j'étais folle de joie d'être dans un endroit ou je savais que je pourrais essayer absolument tout ce qui me plairait et que potentiellement tout pourrait m'aller (non par ce que dans les boutiques normales, si sur tout le magasin y'à un seul article dans lequel tu peux rentrer un bras tu peux t'estimer heureuse). Par ce que pour une fois, c'était chouette de se sentir dans la norme. Parce que même si l'endroit était petit et qu'il y avait tellement de monde que ça devenait un Tetris humain, tout le monde souriait, se parlait, se passait les fringues et s'éclatait, heureux d'être là, dans un évènement pensé par et pour des filles comme nous.
Je ne suis pas pour la "getthoïsation" des grosses, mais pour une fois c'était bien sympa de se sentir privilegiées.
En plus de Gloria (big-up-à-la-vie-à-la-mort-tout-ça) j'ai aussi rencontré Princess Kyonyuu dont j'adore le blog, qui fait très bien le zombie fatigué, et avec qui on s'est bien marré au déjeuner (à répondre à des questions aussi essentielles que: "peut-on manger un bagel avec distinction-pourquoi le mec mignon nous photographie-t-il en train de bâfrer-mais quel gros cliché-ok, on n'est vraiment pas distinguées). J'ai brièvement croisé De tout et de Rien qui arrivait et Letilor qui s'installait, j'ai des lectrices adorables et super lookées qui sont venues me parler, et puis je suis allé faire ma Groupie chez Audrey, du blog Big or not To big que je sus assidûment, qui s'est révelé absolument adorable et aussi jolie en vrai que sur son blog. Et j'ai acheté plein de fringues, et je me suis moitié ruinée.

photos par Princesse Kyonyuu - avec sur la photo elle même, Big or not to Big et Letilor


J'en profite pour te montrer un total look made in Curvy Market, vu que le lendemain j'ai rencontré Audrey, élève en école de photo,pour une séance frigorifiée à La Défense. Entre les poses idiotes que je prenais, les rafales de vent qui me foutaient à poil et les fous rires qui en découlaient, c'était une chouette journée.



























Photos par Audrey M.

Ensuite, j'ai profité d'être dans le coin pour un séance maquillage+photos avec Smashbox, au Séphora de la Défense. Smashbox, c'est donc une marque créé il y à maintenant quelques années par un photographe, qui voulait un makeup adapté pour les shootings, qui tiendrait et ne dégoulinerait pas sur ses modèles sous la chaleur des projos. Non par ce qu'on est d'accord,  l'effet bougie-qui-fond c'est moyen glam sur les photos.
J'ai été complétement bluffée par le travail du teint, limite photoshoppesque tellement il est parfait. Je porte ici une base photo-finish, une BB Cream, Anticerne, Correcteur et poudre de finition transparente, et j'ai l'impression de briller de l'intérieur. Sache que je m'étais couché à 6h du mat la veille de la séance, que j'avais une gueule de bois phénoménale et un début de bouton, et que pourtant j'ai l'air fraîche et saine comme la rosée du matin. J'ai le teint Blair (et la mâchoire Brad Pitt mais ça, Smashbox n'y peut rien).
Bref, un seul makeup, c'est peu pour avoir un recul suffisant, mais à première vue je suis assez convaincue (ils sont distribués dans une trentaine de Séphoras français si vous avez envie d'aller swatcher).


Photo par Smashbox

Et puis je termine avec ma version d'Halloween, pas par ce que c'est interessant, mais par ce que ça me fait bien rigouler,et que c'est un comble qu'après tout les tutos que je vous ai fait je me sois content d'une tache blanche sur ma robe et d'un masque en papier (je suis, je suis....Monica Lewinsky)!


Voilà, c'est un peu le gros foutoir ce billet, mais au moins tu sais ce qui t'attends : de la pseudo-mode avec mes acquisitions du Curv et une avalanche de billets makeup-et-plus-si-affinités avec le CCB. Puis faudra aussi que je te parle de ma virée shopping avec Ministère Cosmétique, qui m'à embarquée dans la pharmacie la moins chère de Paris, ou j'ai trouvé de quoi chouchouter mes cheveux!

22 octobre 2012

Octobre rose, du vernis et des râleries

(oui, je sais, "râleries" ça ne se dit pas. Chut.)

Comme chaque année, le mois d'Octobre est dedié à la recherche, la prévention, la sensibilisation au cancer du sein. C'est le mois ou on voit fleurir du rose un peu partout dans les boutiques et sur la blogo, ou des tonnes d'initiatives et de projets sont mis en place, ou une tripotée de nanas bien intentionnées nous montrent leurs seins (je le sais, l'an dernier je l'ai fait)(depuis j'ai réfléchi, ça n'à aucun intérêt, hormis satisfaire un peu l'exhibo qui est en nous) (nan par ce que le jour ou on nous parlera de cancer de la prostate ou du côlon, j'éspère bien qu'on n'aura pas ce genre de photos).

Soyons claires : je suis pour.
Je tiens suffisament à mes seins et à toutes celles de ma famille et de mes amies qui en sont pourvues pour trouver que OUI le cancer est une vraie saloperie, que OUI il faut lutter contre au mieux, et s'informer, et faire attention, et y être sensibilisées. Qu'on ne peut combattre et prévenir efficacement que les choses qu'on connait ou dont on à au moins entendu parler, et qu'en cela les campagnes Octobre rose ont un vrai rôle à jouer. Que oui, afin d'aider la recherche à progresser, il est important de donner, et que si en rab de ma bonne action je peux avoir un Chubby Stick Clinique je ne vais pas me priver.


Mais tu vois, moi, je n'irais pas me faire dépister demain. Ni dans 2 jours, ni d'ailleurs dans les 5 prochaines années. Par ce que j'ai 26 ans, que je vois mon gynéco régulièrement, que je palpe mes seins, et que le dépistage est essentiellement préconisé pour des femmes à partir de 50 ans. Par ce que des mammographies répétées présentent un risque, très faible certes mais risque tout de même, de développer des cancers radio-induits.
Effectivement, la campagne d'Octobre Rose couplée à l'invitation au dépistage tout les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans à permis de faire baisser de 21% le taux de mortalité lié au cancer du sein, et vu sous cette angle, les risques sont plus que négligeables comparés aux bénéfices santé.
SAUF QUE d'autres études estiment qu'au contraire, ces 21% sont un bon gros fake, et que la baisse du taux de mortalité tourne en réalité autour de...tiens toi bien...0,05%
Ah ouais.
A ce stade, moi je ne sais plus trop quoi en penser.
Je ne suis pas médecin, je dis peut être n'importe quoi, moi je suis juste une couillonne lambda qui à voulu se renseigner. Mais il n'empêche que je me vois mal aller me faire dépister avant mes 40 ans pour une maladie à laquelle je n'ai pas de prédispositions génétiques (dans ma famille, il n'y en à pas, fort heureusement) et alors même que je contrôle mes seins régulièrement par auto-palpation.

Donc oui, dépistage et sensibilisation, c'est important. Je ne dis pas le contraire, loin de là, je suis parfaitement consciente que ça sauve des vies. Mais avant de courir au centre de mammographie et d'y entraîner avec toi ta tante, ta petite soeur et ta chienne Josie, peut être, va voir ton gynéco. Lui, il saura t'informer, te conseiller,et le cas échéant te prescrire un tour au centre de radiologie si besoin est.

 L'autre chose sur laquelle je suis très mitigée, c'est la récupération de la cause par les grandes marques de cosmétiques. J'ai l'impression qu'on joue ici sur deux cordes sensibles, la compassion et la peur de la maladie. Qu'on nous mitraille de produits dont les bénéfices sont reversés à la recherche, qu'on nous dit le cancer c'est horrible, il faut aider, et puis en plus ça peut t'arriver et à ce moment là tu seras bien contente d'avoir donné. Mais que dans les faits, le roi de tout ça, c'est avant tout le profit, et que pour beaucoup le mois d'Octobre rose, c'est avant tout une opération marketing bien menée.

Quand tu regarde les produits estampillés "Octobre Rose", ils ne sont pas tant que ça à reverser les bénéfices intégralement, ou tout au moins dans une part significative. Dans les marques de cosmétiques, on à bien Estée Lauder et Clinique, ainsi que des coffrets et porte clés chez Marionnaud dont tout les gains sont reversés, mais quand tu vois GHD qui vend un lisseur 200€ et ne refile que 10€ (5% seulement, ALLO) tu te dis que si ça c'est pas du pur marketing, alors je m'appelle Marcel et je suis chauffeur routier.
Enfin bon, on va dire que c'est mieux que rien, que c'est les gouttes d'eau qui font un océan, tout ça...C'est vrai. Mais franchement GHD, tu repasseras pour la bonne action désinteressée!

 
Genre regarde, là je te présente un super vernis, le "We're in it together". Il est beau, il est rose, il est pile dans le thème et super joli. Clairement hein, je vais pas cracher dans la soupe, j'ai été ravie de le recevoir et je suis encore plus ravie de le porter. Mais sur un vernis qui coûte 13€ environ, seul 1€ est reversé..J'adore Essie, mais sur ce coup c'est quand même du moitié moitié marketing/charité.

Bon, cela dit, cet euro reversé au magazine "Rose" destiné aux femmes souffrant d'un cancer du sein correspond à deux magazines imprimés. Au final, en achetant ce vernis tu fais plaisir à tes ongles, à Essie, au magazine Rose et au deux femmes qui liront ceux que ton shopping à financé. Dit comme ça, c'est quand même pas si mal.

Parlons maintenant du vernis en lui même, sorti de mes considérations pseudo-éclairées. Comme d'habitude chez Essie, la texture est parfaite, le pinceau large et taillé juste comme il faut pour pouvoir te vernir les ongles en deux coups de cuiller à pot. Le temps de séchage est normal, la tenue est bonne, bref, la marque est fidèle à elle même et nous propose un vernis d'excellente qualité.

 tu le vois mon shimmer là!

La teinte est un rose presque bonbon, infusé de nombreuses micro-paillettes bleutées qui lui donnent par moment l'air de tirer vers le violet. Comme avec le Bikini so Teeny ou le To Buy or not to Buy, les paillettes sont extrêmement difficiles à photographier, mais elles restent subtilement visibles sur les ongles. Ce n'est donc pas un de ces "vernis menteur", ou tu vois les paillettes dans le flacon mais plus rien une fois posé sur les ongles, ici on à bien un shimmer discret.
Bref. Moi Octobre rose je soutiens, je suis pour, mais sans cautionner certains excès...  

Il ne reste plus que jusqu'à ce soir pour voter pour moi aux Golden Blog Awards! On ne relâche rien, ça ne coûte qu'un clic!