1 juillet 2012

Cinq idées fausses sur les féministes



J'ai un vagin.
Mon mec à un pénis.
Nous avons tout les deux un cerveau.
A mon sens, c'est ce cerveau qui définit ce que nous sommes, bien plus que ce qui se planque sous nos fringues. Et fondamentalement, je ne crois pas que nos cerveaux soient différents, je pense avoir le même nombre de synapses, le même influx nerveux, un cortex frontal aussi valable que le sien et un lobe temporal tout aussi sympa.
De cette conviction, j'ai tiré un fort sentiment d'égalité, je ne me considère pas moins méritante, moins puissante, moins intelligente ni moins intéressante que mes homologues masculins, et je crois de façon presque désespérée en l'égalité.
Je crois que nous sommes des êtres humains, je crois que nous devrions être considerés de façon identique, je crois que nous avons les mêmes dispositions, les mêmes aspirations, mais que nous vivons dans une société ou être un homme continue à engendrer une certaine superiorité.
Je pense que le sexisme est ancré dans les moeurs, que cela vient d'un processus mental discriminatoire, qui procède des mêmes mécanismes que le racisme. Je suis convaincue qu'une femme est l'égale de l'homme, et que notre sexe ne doit pas nous être constamment jeté au visage (par ce que, entre autres, c'est douloureux, et porter sa vulve sur son front risque de ne pas être du plus bel effet).
On me dira que nos corps sont différents, et que donc il ne peut être question d'égalité... Je n'ai ni la peau noire, ni les paupières bridées. Objectivement, mon corps est différent de celui d'un asiatique ou d'un black, nous n'en sommes pas moins égaux, indépendamment de nos caractéristiques physiques et de notre couleur de peau.
Je pense que toute femme ne peut que souhaiter disposer des mêmes droits qu'un homme, je pense que nous devrions pouvoir accéder facilement aux métiers de notre choix, que nous devrions prétendre aux même salaires, que nous devrions pouvoir porter ce que nous voulons sans craindre d'attiser un désir qu'ils ne sauraient pas maîtriser.
Je pense qu'on ne doit pas me forcer à être douce et sensible sous prétexte que j'ai des oestrogènes, de la même façon qu'on ne doit pas imposer à un homme un culte d'une virilité caricaturale ou on lui interdit d'aimer le rose, les doigts dans le cul ou de laisser ses larmes couler (larmes et doigts dans les fesses n'étant pas forcément liés...)
Je ne suis pas radicale, je ne suis pas militante, je ne suis pas plus engagée que n'importe qui et je suis plutôt sympa.
Je suis pour l'égalité.
Ca fait de moi une féministe, je crois.
Et je m'en prends parfois plein la gueule à cause de ça, par ce que le féminisme à beau s'être democratisé, s'en réclamer reste risqué, l'amalgame est bien trop vite fait entre féministe et hystérique decerebrée.
Du coup, sur le même principe que les "5 idées fausses sur la blogueuse beauté", je m'attaque ici à "5 idées fausses sur les féministes". Histoire de péter la gueule à certains préjugés avec mes ptits poings pas trop musclés.









Alors non, la féministe ne hait pas tout ce qui ressemble de prés ou de loin à un être pourvu de testicules. Elle estime simplement que le port desdites testicules ne donne aucune superiorité, qu'un scrotum ne devrait pas permettre d'être mieux consideré, mieux payé, plus respecté. En fait, la féministe cherche simplement à ce que tout être humain, homme ou femme, dispose des mêmes droits. 
Ca s'appelle l'egalité, c'est un principe républicain, nous sommes censés le respecter. Ca, c'est la théorie, c'est pas encore tout à fait ça dans les faits.

Au delà de ça, le féminisme n'est pas strictement féminin. Il existe des hommes féministes, de plus en plus nombreux, des couillus eduqués et sensibilisés pour qui égalité ne veut pas dire castré, des qui savent que ce mouvement ne cherche en aucun cas à les rabaisser.
Ces hommes, alors, detesteraient ceux de leur propre sexe? Ma foi, c't'un concept à creuser.
Conneries va...

Tant qu'à faire, je remets les choses à leur place: le féminisme n'empêche pas la vie de couple hétéro, loin de là. Je pars loin dans le cliché, mais je sais que mine de rien c'est particulièrement bien ancré : je pense être féministe, je suis dans une relation monogame avec un garçon, je fais souvent la cuisine, la vaisselle, des petits plats, j'aime le sexe, j'aime son sexe, et je rabaisse la lunette des chiottes quand parfois il oublie. Sans râler.
Simplement, je vis une relation égalitaire avec un homme capable de réflechir et de le respecter, un qui intègre le fait qu'homme et femme peuvent vivre harmonieusement et sur un pied d'égalité, un qui est assez sur de lui pour l'accepter sans se sentir castré.
A mon sens, les bases du respect.


Putain de merde, mais que répondre à ça à part non, juste non, comment est il possible qu'ait encore cours ce genre de reflexions?

Par contre, la féministe en à plein le cul que chaque coup de gueule d'une femme soit immédiatement imputé à sa sexualité (et par extension, à sa bonnassitude présumée ou son absence de vie sexuelle). Le remplissage de nos orifices n'a pas plus d'influence sur nous que n'en à le manque de ça-va-ça-vient pour un garçon. Asexuée, gouine ou avaleuse de gland, ce qui se passe sur l'oreiller n'entre pas en ligne de compte, ce n'est PAS un argument, ce n'est pas valable, ça n'à aucun interêt.
Est ce que je demande au gros beauf en face de moi la dernière fois ou il s'est fait titiller la prostate ou fellationer?
Sérieusement, être moche, belle, avec une vie sexuelle agitée ou la chatte inoccupée ne change rien au mérite d'une femme, ça ne rendra pas ses hormones plus bouillonantes, son cerveau plus opérationnel, ses reparties plus douces ou moins documentées. Il est inadmissible qu'aujourd'hui renvoyer une femme à sa sexualité soit encore si répandu, quand comparativement on n'entend que rarement un homme se faire traiter de mal-baisé.
La femme, toujours, n'à de mérite qu'en tant qu'objet de désir...Si t'es pas sur le marché de la bonne meuf, ce que tu dis sera discredité, comme ça, gratos, juste par facilité.
Par ce que réfléchir c'est trop compliqué.



Il y à une différence entre "inutile" et "symbolique".
Je vais donner dans le lieu commun, mais c'est à force de petits gestes qu'on finit par déplacer des montagnes. Genre, pour ranger mon appart, j'y vais pièce par pièce, parfois je me contente de ranger mes chaussettes. En soi, on s'en fout de mes 3 chaussettes, c'est rien, c'est queudal, c'est juste 3 bouts de laine qui puent à peine. Mais quand yen à une suspendue au lustre, l'autre sur ma tête et la troisième sur le canapé, une fois qu'elles sont dans la machine à laver c'est tout de suite plus rangé.
Les combats féministes sujet à débat (je pense, par exemple, à cette lutte contre le Mademoiselle qui à fait couler beaucoup d'encre), c'est comme mes chaussettes : ça semble futile, mais ça ne l'est pas. C'est révélateur d'un état général de notre societé, ça contribue à un sexisme ordinaire, tellement ordinaire qu'il est à peine notifié. C'est un symbole.
C'est important, le symbole.
C'est ce qu'on retient. C'est ce qui fait date. C'est ce qui marque les esprits.
Et ce n'est qu'en marquant les esprits que ça pourra changer.

En plus de ça, ce n'est pas par ce qu'il y à bataille sur un front que les autres sont totalement degagés.Ce n'est pas par ce que ça gueule sur la sexualisation des jouets, le Mademoiselle ou les blagues sur les decolletés que des sujets tels que les violences aux femmes sont laissés de côté. Tu peux parfaitement prendre ta douche et te brosser les dents en même temps.




Non. Crois moi, la féministe est généralement bien consciente d'avoir un chromosome X en plus, un vagin et un utérus. Même, elle peut faire des enfants si elle veut, se marier, couiner devant un bébé chien ou connaître par coeur des chansons de Walt Disney (sociétalement parlant, autant de comportements associés aux femmes) .
Simplement, elle refuse que ce simple fait génétique conditionne sa vie toute entière. Elle estime être libre de faire ce qu'elle veut desdits organes génitaux, et par extension exercer le travail qu'elle souhaite même si c'est routier(e), payer le restau si elle le désire même si ce con de serveur joue à l'étonné, se foutre des convenances inhérentes à son sexe même si tout tend à le lui le rappeller. De façon générale, ce qu'elle veux, c'est que ce sexe ne soit plus une façon de la différencier mais un simple état de fait, de la même façon que la couleur de tes yeux ou de tes cheveux ne guidera pas ta destinée.
Etre femme aujourd'hui, c'est la version soft de Bienvenue à Gattaca : des enfants tu porteras, un mari tu prendras, le rose tu aimeras, régulièrement tu copuleras, un boulot typiquement "féminin" tu feras,  si tu tentes de t"orienter différemment, te battre tu devras.
La féministe est femelle, mais elle estime que ce qui se trouve dans sa culotte n'à rien à lui interdire, rien à lui imposer. Que tout lui est possible et que c'est juste un fait.

 

Bon.
Bien.
Bien bien.
Etre féminine déjà, au sens auquel on l'entend traditionnellement ça veut dire QUOI? Ca veut dire se soumettre à un modèle imposé, ça veut dire entrer sur le marché de la bonne meuf, ça veut dire se conformer à des critères hyper sexualisés. Etre feminine, ça veut dire se maquiller, se vernir les ongles, porter jupes, decoletés et vestes cintrées. Ca veut dire se sangler dans un carcan d'attirance hétérosexualisée.
Bah non.
Je suis désolée, mais je pense que le terme est biaisé. Qu'il y à autant de façon d'être femme que de féminité. Qu'on peut jouer le rôle de la vamp agressive, comme celui du jean informe et de la chemise délavée. Qu'on peut roter ou mettre la main devant sa bouche quand on émet un petit rire perlé. Qu'on peut donner dans la blague de cul ou l'élocution distinguée, porter les cheveux longs ou la tête rasée, avoir une nuque de danseuse ou des épaules voûtées. La féminité telle qu'on l'entend aujourd'hui, c'est galvaudé. C'est un  stéreotype, un truc éculé, une daube machiste et sans interêt.
Je suis féminine quand je me lève le matin, oeil chassieux, cheveux gras, paupières collées. Je suis féminine quand je sors en talons hauts, jupe crayon et chignon parfait. Je suis féminine quand je hurle comme une poissarde par ce que je suis enervée. Ma feminité ne réside pas dans une quelconque position d'objet ou de poule hypersexualisée.

Bref, à mon sens, le terme en lui même est erroné. Je suis atterrée quand je vois des émissions de relooking avec des nanas mal sapées réclamant une "nouvelle féminité". Et que ma chéwie maintenant tu es enfin féminine, et que oulalala mais ces cheveux même pas teints c'est pas du tout féminin, et que ayayay il faut mettre des talons sinon ça va pas dou tout dans ta féminité... Merde quoi, parlez de fringues plus sexys, plus sérieuses, plus adaptées à votre nouvelle maturité, plus fun ou moins négligées, mais CESSEZ PAR PITIE DE PARLER DE FEMINITE!

Et même. Même en prenant au mot la féminité telle que conçue par le cliché, saches que le féminisme n'empêche pas de s'en approcher. La féministe n'est pas forcément en friche, et dans tout les cas elle colle simplement à ses propres goûts avant de se préoccuper des normes en vigueur. Il arrive que les deux concordent, s'accordent, et que la féministe s'éclate avec un blog beauté, non pas par ce qu'elle se sent asservie à un idéal genré, mais tout simplement par ce que ça lui permet d'entretenir sa créativité.
Ce n'est ni mieux, ni moins bien.
C'est juste un fait.


Alors voilà. Etre feministe, ce n'est pas coller à des clichés régressifs. Ce n'est pas être irraisonnée, moitié folle, haineuse et mal baisée. C'est croire en un idéal, en un courant de pensée qui à debuté au siècle des Lumières, s'est enflé, et grâce auquel aujourd'hui nous pouvons voter, porter plainte, travailler.
C'est surtout être humaniste, croire à la liberté de choix et en une totale égalité.






88 commentaires:

  1. Ben j'ai rien à ajouter du coup! C'est juste très bien écrit, tout est clair et je suis profondément d'accord avec toi! Je ne pense pas que le port d'un phallus ne justifie de quoi que ce soit, d'ailleurs nous on a des nichons d'abord!! Superbe article, j'adore! Bisous <3

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  2. J'ai envie de dire "C'est exactement ça". Certaines personnes changent d'avis sur ma personne quand je leur dis que je suis féministe: D'un coup, je deviens une névrosée/mal baisée/arriviste: J'ai envie de leur dire "Merci, je vais très bien". Si seulement ils savaient ce qu'est réellement une féministe. Ton article rétablit quelques vérités :).

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  3. En ce moment y' a un truc qui ma saouuuuuuule à mort aussi, c' est ce concept de "la femme libre mais PAS féministe". Où est le fuck? Enfin... Personne ne connaît donc la putain de définition du féminisme?? O_o

    Bon voilà, sinon, ça sert à rien que j' le dise, mais t' as géré ce sujet, vraiment.

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    1. Putain ouais, c'est un truc qui me perturbe en fait... Mais clairement, ya un gros problème d'image et de documentation, parfois je me dis que ce serait d'utilité publique d'éduquer au feminisme, de relayer ça autrement qu'en nsistant soit sur les actions ultra-agressives, soit sur les bourdes...

      et puis MERCI!

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    2. D' façon, éduquer aux sciences humaines et sociales en général serait d' utilité publique, et URGENT!

      Tu sais, moi, je ne suis pas une vraie féministe depuis longtemps. Avant je me déclarais féministe, mais paralèllement, je me sentais valorisée en tant qu' éxutoire aux pulsions sexuelles masculines. La faute à la vie et à toussa, j' avais fini par croire que vraiment, fallait pas les provoquer les mecs, qu' ils pouvaient pas se tenir, que c' était surement normal et puis voilà quoi. Je me sentais valorisée quand ils me disaient "Quel dommage qu' il n' y ait pas plus de filles comme toi!" (=> pseudo libérée sexuellement)

      C' est gràce à Mademoizelle que j' ai re réfléchis à la question. Gràce à l' éducation quoi, tout simplement. Parce que j' y ai lu et débattu de choses qui m' ont éclairées, élevées et raisonnées.

      Quand j' entends des gamines de 14 ans dire "Une crasseuse restera toujours une crasseuse" en parlant d' une meuf qui est morte après avoir été violée par quatre de leur pote après qu' ils l' aie faite boire de force, j' me dis mais BORDEL DE MERDE.

      Fin bref...

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  4. Rien a rajouter non plus, a part que je vais partager cet article partout où je peux

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  5. J'aurais bien commenté une dizaine de fois mais j'ai oublié en cours de route... Je me souviens simplement que je voulais dire que Chéri aussi chouine devant les Disney et devient gaga devient les bébés chiens et les enfants... Et je trouve que cet aspect de sa personnalité le rend encore plus sexy et viril (ouais, je détourne le sujet)

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  6. Ma chère, je peux te dire que j'ai kiffé ton article de A à Z!
    Tu gères la fougère et tu as amplement raison, sur toute la ligne.
    Si cet article n'est pas à la Une demain, yé né complen plou! ;)
    C'est divinement bien écrit et bien exprimé.

    Signé: une fille aux longs cils avec les yeux écarquillés sur ton super article ;)

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    1. Huhu, merci beaucoup!

      Signé : une fille qui n'y croit pas quand tu mets tout sur le dos de ton mascara :p

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  7. Ta conviction sur les cerveaux a été prouvé par la science il n'y a pas si longtemps : un petit pas pour la science un grand pour la femme! Le problème c'est que la société n’élève pas les petites filles et les petits garçons de la même façon donc le cerveau devient sexué quelques années plus tard... Mais les choses évolue aujourd'hui la société trouve normal de voir une petite fille jouer à la voiture mais, malheureusement, encore anormal un petit garçon qui joue à la poupée. Et nous savons que l'égalité de la femme ne pourra exister sans l'égalité de l'homme.

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  8. Juste MERCI ! Parce que de mon côté je perds souvent mon latin face à certaines réflexions et que dans me tête il y a juste un remake de massacre à la tronçonneuse.
    Et le pire c'est que je lutte contre moi même aussi car parfois j'en arrive même à douter. Par exemple dans l'affaire du "Mademoiselle" que je trouvais inutile à la base. En lisant ton article je me suis dit que j'étais conditionnée aussi.

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  9. Je te lis depuis un petit moment, je n'ai jamais commenté mais là, je me dois te le dire : MERCI, vraiment merci pour cet article ! Tu as mis des mots sur ma façon de vivre et d'envisager la vie... Je suis fière de ce que je suis et quand je lis, vois, rencontre des nanas comme toi, je me sens comprise, enfin. Vraiment merci.

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  10. Juste un grand Merci pour cet article!

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  11. Putain, j'applaudis. J'applaudis franchement.

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  12. Super article! fin, pertinent, intelligent :) Bravo! pssst: je sens la Une humeur ou actu & société sur HC pour ton chouette billet demain :)

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  13. On pense exactement les mêmes choses, mais tu les dis bien mieux que moi... D'ailleurs, je pense que je ferai circuler ton texte, si tu veux bien. Merci d'avoir fait cet article.

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    1. Mais enfin, merci à toi de l'avoir lu! :)

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  14. xD J'aime ta reference à la bresilienne qui relooke les gens. C'est tellement... discret x)

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  15. Le seul truc que je "crois" comme idée reçue c'est qu'elles mènent des combats inutiles. Parce que le "mademoiselle" et le changement de la grammaire... alors certes c'est symbolique mais y'a quand même l'égalité des salaires à obtenir par exemple... et puis elles ont quand même gueuler parce que la voix de la fille dans la pub qui vente le tourisme dans le Jura était soit disant trop sensuelle et que la femme n'est pas qu'une voix ! Sérieusement, dans toutes les pubs les filles ont des voix douces, une voix râpeuse ça donne pas envie d'acheter... Et puis ce qui m'énerve c'est pas tellement leurs combats finalement... c'est plus le fait que y'a pire ailleurs... fin quand j'entend qu'au Mexique une fausse couche est synonyme d'avortement volontaire et que ledit avortement est puni de prison... et qu'en Honduras ils ont interdit la pilule... je suis désolée mais à côté une voix dans une pub je trouve ça plutôt dérisoire...

    Par contre je ne suis ni pour la supériorité des hommes (faut pas déconner quand même) ni pour l'égalité entre nous... je sais, c'est un peu paradoxal. Mais moi je voudrai juste que les hommes aient un peu plus de considération pour nous... J'ai fais un article à ce sujet où je disais, en prenant pour exemple "Tueuse" le livre de Paul Lefèvre, que les femmes, si elles avaient l'égalité, ne s'arrêteraient pas là et irait jusqu'à "se venger"... au travers du livre on voit des femmes tout sauf impulsives. Elles mûrissent leur geste, elles sont calculatrice, manipulatrice, patientes... elles empoisonnent, elles poignardes, elles retournent le cerveau de leur copain pour que ça soit lui qui porte le coup fatal... Je pense honnêtement qu'une femme est beaucoup plus cruelle qu'un homme et que finalement les gars qui ont écrit tout ces livres anciens avec des sirènes et des harpies ben ils étaient pas si loin de la vérité... et puis les hommes ils "dominent" les femmes depuis des milliers d'années donc je ne pense pas que quelques lois changent quelque chose finalement. Ma prof de français disait que les hommes avaient peur des femmes parce qu'elles pouvaient porter la vie... eh bien... je crois que c'est vrai qu'ils ont peur... bon peut-être que peur est un mot fort mais... les sirènes à la base elles sont pas gentilles... les sirènes, les harpies, La Mort, Mère Nature (parce que les fleurs c'est bien beau mais les typhon c'est beaucoup moins sympa) tout ces personnages sont des femmes... je pense que ma prof de français avaient pas tout à fait tord et si c'est le cas eh bien... ils ne laisseront jamais les femmes avoir l'égalité parce que c'est dangereux pour eux l'égalité... Je pense que les femmes ne s'arrêteront pas à l'égalité... Bon toutes les féministes, je pense, ne sont pas extrémistes et les hommes n'ont certainement pas peur des femmes... mais en tout cas je pense pas que les hommes nous donneront l'égalité... et il y a presque que des hommes à l'Assemblée... Mais bon ça va peut-être changer...

    Oula, j'ai un peu dérivé du sujet moi avec tout ça !! x)

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    1. Le coup du "ailleurs c'est pire", je savais qu'on allait me le sortir...Pour moi, ce n'est pas un argument. Ce n'est pas par ce qu'ailleurs c'est pire qu'on doit se résigner à lâcher prise ici.
      Exemple concret: je deteste les épinards. Vraiment. Quand j'étais petite et que je refusais de bouffer mon assiette, et que mes parents me parlaient des petits somaliens qui mourraient de faim, et que moi j'avais de la chance, et que eux ils serait bien contents de les avoir mes épinards, bahs ça me faisait pas les trouver meilleurs.
      Mes épinards étaient toujours aussi degueulasses, j'avais toujours pas envie de me résigner, toujours pas envie de les manger.

      En plus, si en france aujourd'hui "c'est mieux qu'ailleurs", c'est justement grâce aux féministes, par ce que depuis des décennies elles sont là a faire bouger les choses. C'est grâce à elles que tu peux travailler, voter, que tu peux avorter sans que justement ce soit consideré comme un meurtre, grâce à elles que tu peux aller porter plainte pour viol.
      Si les féministes n'étaient pas là pour se bouger le cul et pousser des gueulantes, en france, ça ne serait PAS mieux qu'ailleurs.
      Je ne vois pas en quoi il faudrait sous ce pretexte arrêter d'essayer d'avancer.

      Et je suis desolée, je ne répondrais pas tout de suite au second paragraphe de ton commentaire par ce que ça me mets dans une véritable colère. Ce n'est pas contre toi, juste que ce genre de conception de la feminité me fout dans une rage noire, et me fait penser qu'aujourd'hui les pires ennemies des femmes, celles qui les discréditent, ce sont bien souvent des femmes...

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    2. Y a beaucoup de fantasmes, la-dedans, tout de meme... Et si on arretait de vouloir classer les gens en fonction de leur sexe, de leur couleur de cheveux, de peau, que sais-je encore ? Suis-je reellement plus proche de je ne sais trop quelle femme que je ne connais pas parce qu'elle est femme et moi aussi que je ne le suis par exemple d'un ami que je connais depuis des annees ? Je refute totalement l'idee du "les femmes pensent/reagissent comme ci ou comme ca, les hommes pensent/reagissent comme ca ou comme ci". Il n'y a pas de verite feminine/masculine, simplement un "formatage" par la societe.
      Et non, il n'est pas question de revanche, il n'est pas question de faire peur aux hommes ni rien de tout cela. Il est juste question de reequilibrer, de faire cesser cette violence qu'on inflige aux filles, aux femmes mais aussi aux garcons et aux hommes.

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    3. Ma prof de français disait ça aussi... que le pire ennemi des femmes était les femmes, comme les esclaves... elle nous a dit qu'à l'abolition de l'esclavage, enfin avant, pendant la guerre pour l'abolition de l'esclavage, beaucoup d'esclaves avaient voté contre.

      Bon moi là je pourrai voter que dans trois ans par contre ^^'

      Je sais bien que dire "ailleurs c'est pire" n'est pas une solution, mais c'est plus fort que moi, à chaque fois qu'on me parle du mademoiselle ça m'énerve parce que je pense aux femmes mexicaines qui sont en prison parce qu'elles ont fait une fausse couche. Je trouve ces petits combats "sans intérêt" et je pense que quelque part ça les discrédite un peu sur les trucs plus important comme l'égalité des salaires. Aujourd'hui les femmes ont le droit à plein de choses, tu l'as dis toi-même, le travail, l'avortement, un compte à elle seule, se marier avec qui elle veut... et c'est vrai qu'on le doit aux féministes mais moi je me demande si aujourd'hui on est pas "arrivé au bout" parce que à part l'égalité des salaires je vois pas trop ce qu'on pourrait avoir de plus... à part que les jurés aient plus confiance dans les femmes qui disent être violées mais ça une lois n'y changera pas grand chose finalement...

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    4. "Et non, il n'est pas question de revanche, il n'est pas question de faire peur aux hommes ni rien de tout cela. Il est juste question de reequilibrer, de faire cesser cette violence qu'on inflige aux filles, aux femmes mais aussi aux garcons et aux hommes."

      C'est vrai que dans mon deuxième paragraphe y'a pas mal de fantasme... x) certainement parce que... en fait j'écris des histoires, des nouvelles, et dans toutes mes nouvelles les héros sont en fait des héroïnes... Mais peut-être aussi un peu de vrai... après tout les sirènes et les harpies sont bien des femmes... mais ça n'a peut-être aucune autre signification que le hasard après tout... j'étais pas là y'a des milliers d'années quand ils ont rédigé les textes ! x)
      Mais je pense quand même qu'au moins quelques femmes (parce que y'a des extrémistes dans toutes les religions et tout les groupes alors après tout pourquoi pas chez les féministes ?) se diront que si elles ont eut l'égalité... pourquoi pas plus ?

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    5. Bonjour,


      "Aujourd'hui les femmes ont le droit à plein de choses, tu l'as dis toi-même, le travail, l'avortement, un compte à elle seule, se marier avec qui elle veut... et c'est vrai qu'on le doit aux féministes mais moi je me demande si aujourd'hui on est pas "arrivé au bout" parce que à part l'égalité des salaires je vois pas trop ce qu'on pourrait avoir de plus..."

      L'égalité des salaires, le congé maternité, etc, c'est la partie émergée de l'iceberg. Ce sont des réalités, qu'il faut combattre, mais ce n'est pas tout.
      Le sexisme est bien plus insidieux que ça.
      La société nous envoie des messages schizophrènes et destructeurs, directement issus de la société patriarcale et qui s'impriment profondément dans les esprits (des hommes comme des femmes) par le biais des médias, de la publicité, etc. Je veux parler de la pression de la part de la société à être jolie, à se mettre en valeur, à plaire aux hommes ; tandis que paradoxalement cette société te punira pour ces mêmes raisons, car une fille jolie n'est pas prise au sérieux, cantonnée à son rôle de pot de fleur, et si tu t'exhibes trop, tu seras une salope. Un homme est vu de base d'un regard neutre, lorsqu'il ne se donne pas un rôle lié à son apparence (mannequinnat ou autre), une femme sera forcément perçue comme sexualisée, jugée sur son apparence, peu importe le contexte, et la société par ce jugement, la validera ou non.
      Dans le monde du travail, les femmes sont toujours discriminées sur le fait d'avoir un utérus. Une femme est moins rentable si elle fait un enfant, et sera moins disponible car il faudra s'en occuper. Et ainsi nombre d'employeurs sont plus réticents à embaucher une femme qu'un homme, à compétences égales. Comme en témoigne cette fameuse question, totalement interdite mais toujours souvent posée lors des entretiens d'embauche : « comptez-vous avoir des enfants dans les années qui viennent ? ». Cela lui demandera aussi beaucoup plus d'efforts pour s'imposer et prouver ses capacités. Un homme est vu de base comme compétent, une femme non.
      Pourquoi part-on du principe qu'une femme qui a des enfants s'impliquera forcément moins dans son travail ? Car aujourd'hui encore, c'est les femmes qui effectuent 80% des tâches ménagères et des tâches liées à l'éducation des enfants. Aujourd'hui encore, une femme a une double-journée de travail, entre travail professionnel et travail domestique, ce qui n'est pas le cas des hommes (bien sûr je parle là des couples hétérosexuels monogames, étant donné que nous sommes dans une société toujours très hétérocentriste). On attend pas d'un homme qu'il sacrifie sa carrière professionnelle pour s'occuper de ses enfants, d'une femme si. Si la répartition des tâches ménagères et liées à l'éducation était égalitaire, les femmes n'auraient pas davantage besoin de sacrifier quelque chose que les hommes. Avoir des enfants représente forcément des sacrifices, mais ceux-ci ne doivent pas peser plus lourds sur les épaules des femmes uniquement parce qu'elles sont femmes.
      Je pourrais continuer encore longtemps. Des manifestations du sexisme ordinaire dans nos sociétés occidentales et avancées, il y en a encore dans d'innombrables autres domaines. Si cela t'intéresse, je t'invite à faire un tour sur ce blog : http://viedemeuf.blogspot.fr/ ainsi que sur le reste de la blogosphère féministe, qui en regorge d'exemples.


      Quant à ta dernière phrase, effectivement des extrémistes il y en a partout. Moi j'appelle ça des connasses. Les misandres ne seront jamais des féministes à mes yeux. Encore que personnellement je n'en ai jamais croisées. Pour moi c'est plus un espèce d'épouvantail qu'on agite pour que le féminisme fasse peur. Le féminisme ne doit pas faire peur, et il est profitable à tout le monde, hommes y compris, mais ça c'est encore un autre vaste sujet.

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    6. Bon je viens de voir qu'on t'avait déjà pas mal répondu plus bas en fait. Certaines réactions ont même été un peu virulentes. Je le comprends, et je pense que tu comprendras également qu'il est assez frustrant de se rendre compte que des choses pour lesquelles tu te bats tous les jours ne sont même pas ne serait-ce que perçues par une partie de la population.
      Mais, à titre personnel, je ne veux pas te juger sur tes questions et affirmations, même si je ne suis pas d'accord. Je suis passée par les mêmes interrogations que toi, à peu près au même âge, voire plus tard. La conscience de la réalité du sexisme ordinaire et le féminisme ne viennent pas du jour au lendemain.
      C'est pourquoi j'espère que tu prendras la peine de t'informer et de réfléchir sur le sujet, parce qu'à ton âge, se poser des questions c'est déjà pas mal, c'est déjà un bon début :)

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    7. @Islkald : tu veux combattre les clichés dit-tu, alors pourquoi les perpétuer, quelle en est l'intérêt dis-moi ?

      " Car aujourd'hui encore, c'est les femmes qui effectuent 80% des tâches ménagères et des tâches liées à l'éducation des enfants. Aujourd'hui encore, une femme a une double-journée de travail, entre travail professionnel et travail domestique, ce qui n'est pas le cas des hommes (bien sûr je parle là des couples hétérosexuels monogames, étant donné que nous sommes dans une société toujours très hétérocentriste). "

      car aujourd'hui encore, certaines femmes effectuent 80% des tâches ménagères et des tâches liées à l'éducation des enfants. "une femme a parfois une double journée de travail", ça coûte quoi d'être mesuré ? et pas généraliste ?

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    8. C'est pas des clichés ou des généralisations, c'est des statistiques. Source INSEE.

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    9. Les statistiques, comme disait le jury de mon beau frère en sociologie à la soutenance de sa thèse, c'est comme les mini-jupes, "ça cache l'essentiel et ça donne de mauvais idées" ;)

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  16. Merci, tout simplement... C'est clair, c'est pertinent, c'est drole et percutant. Et si vrai !
    Je suis feministe, je le revendique, je m'en prends parfois dans les dents a cause de ca mais c'est pas grave... Je suis chercheuse et je me bats pour qu'en recherche, en labo, il y ait enfin egalite entre hommes et femmes, que ce ne soit plus aussi desequilibre qu'en ce moment. Et c'est un combat sans fin, contre les petites phrases, les idees recues, les "ah oui mais non mais tu es une femme, tu ne vas pas y arriver", etc.
    Alors, oui, merci pour ce tres joli morceau de revolte. On en a besoin, je crois, vraiment.

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    1. Oh alors si tu es féministe tu vas peut-être pouvoir m'éclairer... Il reste quoi comme combat à part l'égalité des salaires et le "sexisme de tout les jours" ? Il en reste vraiment encore des combats importants comme y'avait avant genre avortement, droit au travail, etc ?

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    2. Non mais ça me fait bondir ça!

      Le combat important, c'est l'égalité, tant qu'on ne l'aura pas, il y aura toujours des luttes à mener!
      C'est dingue ça, de dire "bon on va faire le plus gros et puis après on laisse tomber".
      Genre je fais les travaux dans mon appart, je vais refaire la plomberie et l'electricité, par contre les placards qui grincent, le frigo qui marche pas et les murs qui partent en loques je vais pas y toucher, c'est du fignolage, ça n'à pas d'interêt.
      Bon, je suis afro américain, je vais me battre pour le droit à l'embauche, pour pouvoir avoir un appartement aussi facilement que n'importe quel blanc, mais par contre je vais continuer à me faire traiter de sale nègre, à supporter les poncifs disant que "les noirs ça sent mauvais", par ce que bon, j'ai un travail et un appartement, alors ma dignité c'est pas si important.

      MAIS LOL

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    3. Lutter contre la discrimination à l'embauche par exemple. Tu as des tas d'exemple Morgane. Le droit au travail est loin d'être respecté.

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    4. Sinon, au hasard : une loi contre le harcélement sexuel pour remplacer celle qui à été abrogée
      Un changement dans la sexualisation des jouets par exemple, et dans le conditionnement genré dans lequel on élève les enfants
      De façon générale, l'egalité totale entre hommes et femmes. En fait. Par ce que par definition, on n'est pas égaux tant qu'on est pas...égaux. La moindre disparité fout l'equilibre en l'ait.

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    5. Je disais pas ça méchamment ! C'est juste que les médias n'en parlent pas et que je ne traîne pas toute la journée sur des sites féministes alors je profite de cette "réunion d'intéressées" pour poser mes questions, c'est tout ! C'est juste de la "curiosité", de l'intérêt...

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    6. "une loi contre le harcélement sexuel pour remplacer celle qui à été abrogée"
      Par contre ça j'ai entendu à la radio que ça avait été fait ^^'

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    7. Elle n'est pas encore passé il me semble.

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    8. Oh oui, il en reste encore, des combats importants... Pour l'avortement, par exemple. Peut-etre ne sais-tu pas qu'il est de plus en plus difficile d'avorter en France, que de plus en plus de medecins refusent de pratiquer des avortements parce que pas assez rentables, que de nouveau, des medecins "bien intentionnes" font ecouter les battements cardiaques de l'embryon aux femmes qui viennent pour une echo de datation.
      Oh oui, il en reste des combats importants... Pour qu'on n'entende plus des "je vais t'apprendre ce que c'est qu'une bite" quand on est lesbienne, pour ne pas subir des menaces de "viol therapeutique", pour que la parole d'une femme compte autant que celle d'un homme dans un entreprise, dans une communaute. Pour qu'on arrete de juger sur le sexe. Comme dit Metaux Lourds, je ne me promene pas avec mon vagin sur le front et j'entends n'etre jugee que sur mes actes, mon comportement, pas sur mon sexe.
      Et puis, tiens, un combat qui te paraitra sans doute inutile mais qui, moi, me tient a coeur : le changement de nom non consenti, tu en penses quoi ? Je me suis mariee il y a deux ans, j'ai garde mon nom. Mais la banque a automatiquement change mon nom pour celui de mon mari. Suis-je obligee de perdre mon identite parce que je me marie ? Voila un exemple de sexisme de tous les jours, comme tu dis.
      Et d'ailleurs, sans vouloir jouer sur les mots, tu donnes toi-meme les combats importants : le sexisme de tous les jours. Toutes ces petites choses accumulees qui trahissent le desequilibre flagrant qui existe encore entre hommes et femmes du point de vue de la place dans la societe.
      Pour te forger des idees un peu plus claires, un peu plus nettes et surtout un peu moins enduites de cliches gros comme la porte d'Aix, deux blogs : Crepe Georgette et Journal en Noir et Blanc. Tu ne changeras peut-etre pas d'avis mais tu pourras forger tes convictions sur du concret.
      Et oui, ne t'en deplaise, je suis feministe. Mais je ne reclame pas la moindre revanche, rien de tout cela. Juste l'egalite, juste un monde plus equilibre. Et ca, oui, j'y crois dur comme fer, je me bats pour ca, je ne contente pas de bayer aux corneilles en disant "si seulement". Je me bats pour ca, mon petit monde a moi bien sur mais aussi le reste du monde, mes enfants a venir, filles comme garcons, les enfants a venir, les femmes mexicaines dont tu parles, les femmes "qui disent etre violees", comme tu le dis si "joliment".

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    9. Ah je savais pas que les médecins refusaient l'avortement... mais euh... c'est quoi le "viol thérapeutique" ?
      Je savais pas non plus pour la banque (en même temps j'ai que 15 ans donc le mariage est loin xD) mais c'est bizarre... parce que du coup sur ta carte bancaire t'as ton nom à toi et dans les fichiers de la banque celui de ton mari ?
      J'irai voir les blogs que tu me passe ^^ en tout cas merci d'avoir répondu... je sais que dire que j'aime pas trop les féministes, enfin... les "petits combats" qui me paraissent un peu dérisoire vis à vis des méxiquaines, en plein milieu d'un "nid de féministes" c'était pas très élégant... ^^'

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    10. Le viol therapeutique ? C'est simple : certains hommes (certains gros cons pour etre plus exacte) sont persuades qu'etre homosexuelle, ca se soigne, par le viol. Ben oui, si une femme prefere les femmes, c'est qu'elle n'a pas eu la chance de tomber sur un mec viril, un vrai, un bien maaaale qui lui montrera ce que c'est qu'une bite et comment s'en servir. Et puis a plusieurs, encore, tiens, pour encore mieux comprendre. Oui, ca existe, vraiment.
      Pour le changement de nom, c'est simple : brusquement, les papiers arrivent au nom de Madame Nomdumari et c'est la croix et la banniere pour faire changer ca. Et c'est pareil pour tout, pas que pour la banque...
      Cette histoire de nom, ca fait partie de ce que certains envisagent comme un petit combat. Mais mis bout a bout, tous ces petits combats font d'enormes rouleaux compresseurs. Comme le dit tres bien Metaux Lourds, agir sur des petites choses permet a terme de grands changements.
      Et oui, il n'y a pas que les femmes mexicaines... Quelque chose qui devrait te parler, en termes de grand combat, les violences conjugales. On en entend un peu parler mais finalement assez peu, pour un phenomene aussi dramatique, aussi ravageur. Une femme sur 10 subira dans sa vie des violences de la part d'un conjoint, d'un ex-conjoint. Autour de toi, dans ta classe, parmi tes copines, statistiquement, une fille sur dix sera frappee, humiliee ou violee au cours de sa vie par quelqu'un cense l'aimer... C'est un peu derangeant, non ?
      Pour finir, un autre lien, absolument bouleversant et terriblement necessaire : http://projectunbreakable.tumblr.com/ (en anglais). Des femmes (et des hommes) viole-e-s, des survivants comme dit Grace, l'initiatrice du projet. Des survivants qui devoilent les mots utilises par leur(s) agresseur(s). On en revient au point de depart, le viol comme arme contre les femmes (et contre les hommes parfois aussi, oui, mais tellement souvent contre les femmes).
      Et puis, si tu as la chance de le voir, un film extremement bien fait, qui parle du role des medias, de l'image de la femme, des degats que cette image entraine chez les petites filles et les petits garcons : Miss Representation. Je ne sais pas s'il passe en France (j'habite en Australie) mais si tu as l'occasion de le voir, je suis sure qu'il t'aidera a faire avancer ta reflexion. Un peu plus d'info ici : http://www.missrepresentation.org/the-film/

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    11. Ah d'accord... merci pour les liens :)

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    12. Morgane tu n'as "que" quinze ans, c'est vrai que c'est jeune, et tu commences tout juste ta vie de femme (belle phrase cliché, non ?), alors peut-etre n'as tu pas encore eu suffisamment eu de raisons de te révolter par rapport aux injustices inhérentes à la vie de femme que d'autres ?
      On va dire que c'est ça.

      Le "viol thérapeutique"... par pur esprit d'exactitude, j'ai vérifié, mais genre essaie de taper des trucs dans google, ça marche tu verras, bientôt toi aussi tu pourras suivre des discussions en mode averti alors que 5 minutes avant, tel sujet t'y connaissais que dalle. Bref le viol thérapeutique, si tu n'as pas encore regardé, est pratiqué par des hommes (enfin à ce que je sache, pas des ornithorynques) qui pensent ainsi "convertir" ou "remettre dans le droit chemin" des femmes qui préfèrent les femmes. C'est simple, frais, efficace et convaincant.

      Tu trouves normal par exemple que si toi tu portes une robe d'été, cinq mecs te siffleront, mais si par contre un type hyper bien foutu se balade en short de bain, on lui foutra la paix ? Ce n'est pas une question d'insécurité ou non, simplement qu'un homme se permette de considérer ouvertement une femme comme un morceau de viande, et s'offusque si celle-ci ne se laisse pas faire, ce qui n'existe pas dans l'autre sens (sauf quand on regarde True Blood avec mes potes, mais je n'ai encore jamais sifflé Alexander Skarsgard). Ca a l'air d'un petit combat ici, mais en Egypte, par exemple, c'est une crainte de tous les jours que les femmes ont de se faire accoster, voire violer, elles qui parfois n'osent plus sortir seules, alors que ça semble partir de petits riens.

      Personnellement, je ne milite pas, enfin pas au sens strict du terme, mais ça ne m'empêche pas d'avoir mes convictions au quotidien, et qu'on appelle ça ou non une forme de féminisme, ben oui je continuerai à faire des remarques sur les comportements machos en soirées (genre le mec qui se fait une binouze en te regardant éplucher les légumes, normal ?), et si jamais j'ai des enfants, je compte bien éduquer mon fils à préparer le curry de légumes tout en recommandant chaudement à ma fille de faire du rugby si comme maman, ce sport la tente.
      Sinon, ce serait comme renoncer à acheter tes légumes en coopérative parce que franchement, comme si on allait tous faire la même chose ? Ben moi j'ai pas envie de bouffer de la fraise espagnole blindée de pesticides et qui justifie des dépenses énergétiques folles, ça me regarde aussi.

      Et puis merde, la parité c'est pas gagné. Je prends l'exemple le plus évident à mes yeux ; mon univers. Je fais l'Ecole du Louvre, et statistiquement, on est 70% de filles. On est donc moult nanas à faire nos études, à être cérébralement équipées tout aussi bien que les mâles autour de nous. Et pourtant, tu regardes la direction du Louvre, le directeur est un homme, celui du département des peintures aussi. Cette année un conservateur en séminaire nous a asséné que pour réussir, mesdemoiselles faudrait donner de notre personne. C'est marrant, parce que ce discours, on ne l'a jamais tenu à mes potes mecs. Et on parle d'un domaine où subtilité et ouverture d'esprit sont censés être les maîtres mots.

      En bref, si dans la vie privée on n'est plus dans le stéréotype à la Mad Men, quand tu regardes du côté de la hiérarchie d'entreprise, certes il y a plus de femmes aux postes-clés, mais on sait tous qu'il y a du renâclement à donner une promotion à une femme de 27 ans en couple, parce que c'est pas dit qu'elle ne commence pas à faire des enfants, ce qui aurait tôt fait de la désintéresser de sa vie professionnelle.

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    13. Pour rebondir... Il y a eu une etude tres interessante, publiee recemment, qui montrait qu'un homme occupant une place dirigeante etait juge rassurant/capable/investi de sa mission qu'il soit athletique/bedonnant/neglige/whatever. Il en etait tout autre d'une femme, qui n'etait vue comme competente que si tiree a quatre epingles (avec toujours les glissades du cote "mais quelle salope" si la jupe se fait "trop" courte, par exemple). Tout est dit, non, sur l'image de la femme dans la societe ? On dira d'une femme politique qu'elle est moche/bonne/whatever mais pas d'un homme. Un homme sera juge competent au premier regard et les qualificatifs utilises ne toucheront pas au physique. C'est un peu rageant, quand meme...
      Dans mon domaine (recherche scientifique), les chefs sont tres majoritairement des hommes, on fait des grands discours aux femmes sur le choix necessaire entre carriere et vie de famille et puis oui, on explique la bouche en coeur que, de toute facon, si tu veux reussir, bien, faudra bien coucher, hein, c'est comme ca que ca marche ! Enfin, c'est le cas en France. Ici, en Australie, les choses sont beaucoup plus saines, meme si ce n'est pas encore parfait.
      D'ailleurs, il faut que je file bosser...

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    14. C'est vrai qu'une femme sera jugée sur son apparence. Mais à ce moment là est-ce que des lois changeront vraiment les mentalités ? Est-ce qu'il faudrait pas des campagnes (comme celle qu'il y a eu y'a un an il me semble où on voyait sous la table les pieds de gamins de 8 ans qui avaient les chaussures de leurs parents et ou l'homme finissait par battre sa femme et à la fin le slogan pour dire que les femmes doivent pas se laisser faire) de sensibilisation pour que les hommes nous considèrent mieux et qu'ensuite les lois passent mieux ? Après tout à l'Assemblé y'a plus d'hommes... je me demande si des campagnes de sensibilisation marcherait pas mieux pour faire passer les lois par la suite... Parce que, pour reprendre l'exemple de la banque de tout à l'heure, même si une femme qui n'a pas le même nom que son mari ne se voit pas changer son nom à la banque est-ce que ça fera changer les mentalités ? Est-ce que faudrait pas prendre ça dans l'autre sens, d'abord les mentalités puis ensuite les lois ?

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  17. Que dire à part que je suis totalement d'accord ?! Clap clap.

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  18. Que dire à part que j'approuve et valide ? Le féminisme est une science social, un politique, non juste une opinion sortit de nulle part. Le Mademoiselle était un mot usité qui était certes un petit pas pour les femmes mais ce sont les petits pas qui font les grands mouvements, non ? Il est aussi évident que tu prêches une convaincue avec cet article, malheureusement, je suis fatiguée par avance du commentaire juste au dessus bourré de non sens et de poncifs. Les femmes sont hait et détestées depuis des siècles, l'évolution social et politique de ces dernières ne s'est faite que parce que d'autres avant nous ont milité pour que nous puissions voter, ouvrir un compte en banque et travailler sans l'accord d'un mari, d'un père, d'un frère, porter plainte pour viol, nous réapproprier l'espace public et sortir tard le soir, qu'importe sa tenue. Je suis fière de ces femmes, je suis fière d'être féministe, je milite au quotidien et j'aimerais sincèrement un jour ne plus lire de choses aberrantes comme "supériorité de lâfâme sur l'homme" "combat inutile" et tout un tas de bullshit digne du bingo féministe (http://murmures.noblogs.org/files/2010/12/bingo1.pdf ) J'en ai marre que les gens ne voient que les salaires et voilà tout. l'ivg, la reconnaissance des victimes de violences sexuelles, l'éducation non genrée et non sexiste, la déconstruction d'une société genrée et sexiste, les lieux de pouvoir occupés par et pour des hommes hétéros blancs et j'en passe : tout est à refaire et à penser.
    Alors dans un sens, le commentaire au dessus a raison sur un point : non les hommes hétéros blanc qui constituent la classe dominante laisseront difficilement le pouvoir. Parce que le pouvoir, c'est agréable, la richesse, les privilèges : pourquoi mieux redistribuer, pourquoi faire de la place ? Alors c'est à nous de venir chercher ce qu'on nous doit, et pas d'attendre que cette classe dominante nous fasse de la place gentiment ;)

    Oh et heu..."les combats pire ailleurs", ben j'imagine que pour tenir ce genre de propos tu milites au quotidien pour ces femmes, c'est évident.

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    1. Non je ne milite pas au quotidien mais ce que je veux dire c'est que... quand j'entend des trucs comme la voix dans la pub j'ai tendance à penser aux femmes qui ont eu des fausses couches et qui sont en prison pour ça... je suis d'accord que ici les femmes sont pas encore tout à fait libres... y'a le "sexismes de tout les jours", celui dans les entreprises, l'histoire des salaires... mais c'est plus fort que moi, à chaque fois je me dis que y'a pire... mais c'est peut-être la faute des médias... après tout ils ont parlé de la case mademoiselle et pas des combats que les féministes font pour l'égalité des salaires...

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    2. Bien entendu que c'est la faute en majorité aux médias qui alimentent le fantasme douteux qu'une féministe est une névrosée hystérique mal baisée lesbienne poilue et castratrice (à noter qu'il n'y a aucun mal à être lesbienne et poilue mais apparemment ça ne rentre pas dans les codes du marché de la bonne meuf...).
      Il n'y a pas de petit combat, pas de petit sexisme, pas certains pires que d'autres, c'est qu'à dit ThOn.

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  19. C'est le souci de nos jours, tout doit être rangé, organisé, classé.
    Une femme féministe est moche, a du poil sous les bras, et ne ressemble à rien selon l'imaginaire social. Dans le même genre, j'ai entendu parlé d'une pub pour attirer les ados filles à faire des études scientifiques, et où il avait été prouvé que le rose dans cette pub était clairement attirant pour les gamines. Genre, toutes les filles aiment le rose, et n'ont pas l'idée par elles-mêmes d'aller faire des études où la gent masculine est majoritaire. OMG !!! Et pire, les filles seraient forcément attirées par des "trucs de mecs", juste parce qu'on y met du rose ????? On a l'air si débiles que ça ?!!!

    L'éducation me semble y être pour beaucoup, les hommes sont pompiers, gendarmes ou mécanos, les femmes sont maîtresses, infirmières ou secrétaires >_< C'est un truc de malade tout de même !

    J'ai beaucoup aimé ta réponse à Morgane, si les féministes n'avaient pas été là, on se marierait encore par convenance, nos maris auraient encore tout le contrôle sur notre argent, on ne porterai que des jupes (même si, déjà à l'époque, certains étaient féministes et considéraient leur femme comme leur égale). Le travail des féministes est loin d'être fini, dans notre pays comme dans d'autre (j'étais l'autre jour au concert d'Azam Ali, une iranienne d'origine, exilée car elle a osé chanter sur scène !!!!)

    Bref, je plussoie juste tout ton article, c'est un vraie perle ^^

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  20. Bravo pour cet article. Oui bravo parce qu'il en faut du courage pour dire ça. Non pas que ce soit neuf ou que ce soient des pensées révolutionnaires, hélas non. Mais parce que justement tout ça est tombé dans un ordinaire épuisant. La preuve au commentaire du dessus, personnellement je ne sais même plus comment répondre à tout ça. A la limite c'est plus facile de gérer la haine d'un machiste de base, mais ils se font rares au profit des "c'est inutile", "c'est pire ailleurs", "les féministes desservent la cause des femmes", etc...
    Et tout ça est réellement épuisant. Que dire quand on a déjà tout dit ? Répéter encore et encore ?
    Donc bravo. Et merci.

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  21. Complétement d'accord avec toi! On peut être féminine et féministe de toute façon!

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  22. A lire ton article (très intéressant), je ne te qualifierais pas de féministe, plutôt d'égalitariste. Je vis dans un pays (la Finlande) où l'égalité a déjà pas mal progressé, certainement plus qu'en France, et la plupart de tes exemples, je ne les ai jamais croisés (par exemple, je paie toujours au resto avec mon copain et jamais un serveur ne m'a regardée de travers). Par contre, il y a aussi des féministes ici, et celles que j'ai rencontrées (je ne dis pas qu'elles sont toutes comme ca hein), elles me semblent clairement aller trop loin. Ce qu'elles semblent vouloir, c'est une domination de la femme, du genre : les femmes savent tout faire si elles le veulent, les hommes eux sont limités et doivent le rester. Elles veulent (et généralement obtiennent) l'égalité dans le couple, MAIS la maison doit être à leur nom au cas où le mec se casse. L'homme doit remplir sa partie des tâches ménagères MAIS n'a pas le droit d'inviter des copains dans leur appart commun sans son autorisation à elle. Elles ont droit à de longs congés de maternité (en grande partie transférable à l'homme) mais c'est parce que l'homme n'a pas, d'après elle, les capacités pour s'occuper d'un bébé (l'instinct maternel, ouh, le fameux instinct maternel !). Ce genre de choses. Et il faut les entendre discuter, parfois, les filles d'ici : des conversations pleines de clichés qui se terminent par "ah ces hommes ! Tous les mêmes !"

    Alors peut-être que dans ton histoire, il y a un question de vocabulaire qui se pose. "Féministe" ça sonne comme quelqu'un qui veut la supériorité de la femme, parce qu'il y en a qui demandent bien ça, qui refusent à l'homme le statut d'égal, ou qui cherchent la revanche. Et parfois elles répondent aux clichés que tu a cités (mais rarement). Egalitariste me semblerait plus approprié. Je suis pour permettre aux hommes de se maquiller (ça commence), par exemple. Pourquoi pas ?

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    1. LONG SOUPIR. Définition de féminisme, trouvé sur le Larousse en ligne "Mouvement militant pour l'amélioration et l'extension du rôle et des droits des femmes dans la société." Défintion de wikipédia "Le féminisme est un ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. Il s'incarne dans des organisations dont les objectifs sont d'abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes."
      On s'en fiche des exemples individuels qui ne justifient jamais rien, c'est dingue ça ? Ce que tu dépeints, c'est le comportements de quelques petites connasses, certainement pas du FEMINISME. Ca veut dire quoi "aller trop loin" ? L'égalité c'est trop loin, ça fait peur ? Ton commentaire en lui même est un ramassis de clichés qui n'apportent rien et ne démontrent rien, n'argumentent rien, seulement sur des "je connais des". On s'en fiche des "je connais des", quand est ce que vous comprendrez que ça n'est pas valable dans un mouvement social qu'est le féminisme ?

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    2. Bien vrai. Dans tout combat il y a des débordements, et le féminisme n'est pas une exception. Ca veut dire qu'il faut tout rejeter en bloc ? AU début du XXe siècle, une femme a lacéré la Vénus au miroir de Vélasquez au nom du féminisme, donc on est toutes censées honnir toute image du corps féminin nu ?
      Tiens d'ailleurs, est-ce qu'on doit aller détruire la Vénus de Milo ?

      C'est avec ce genre de généralités qu'on tombe dans la dangereuse banalisation.

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    3. Justement, c'est vous qui le dites : le féminisme, ça veut dire promouvoir le droit des femmes. Et uniquement des femmes. Ni le Larousse ni wikipédia, les définitions citées par Olympia, ne parlent d'égalité ou des inégalités dont les hommes sont victimes. Je souscris à tout ce qu'écrit Tête de Thon, elle a entièrement raison (où est-ce que vous avez lu que je rejetais quoi que ce soit ?) et c'est un combat qui doit être fait, et il faut se battre jusqu'aux symboles.

      Mais ce qu'elle semble demander, c'est l'égalité. Or l'égalité ça va dans les deux sens. Alors je lui demande (et à vous aussi tant qu'on y est) : qu'est-ce que vous pensez des domaines dans lesquels la femme est considérée comme plus compétente, des qualités qui sont niées aux hommes parce qu'ils sont hommes. Est-ce qu'on ne devrait pas se battre contre toutes les inégalités, pas uniquement contre celles dont les femmes sont victimes ? Est-ce que dans la vie de tous les jours, on ne devrait pas en tant que femme faire en sorte de voir nos droits respectés mais aussi de faire attention à accorder aux hommes toutes qualités qu'ils méritent ? Parfois on se bat pour soi-même, c'est tout à fait justifié, mais on oublie un peu les injustices qu'on fait aux autres.

      Moi je suis pour l'égalité, dans tous les domaines, parce qu'au final la seule différence entre un homme et une femme que l'on puisse nous imposer c'est le rôle dans la reproduction et quelques différences physiques. Pour tout le reste, il n'y a aucune raison de se laisser limiter par son genre. C'est pour ça que je me bats et je n'appelle pas ça du féminisme mais de l'égalitarisme, parce que si je tombe sur une injustice à l'égard des hommes je serai tout aussi furieuse que si elle est à l'égard d'une femme.

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    4. Sans entrer trop dans le détail de cette discussion, je souhaitais souligner que Nathalie fait référence à une autre forme de féminisme, plus courante dans les pays anglo-saxons, car la notion de féminisme n'est pas unique mais plurielle et ne peut répondre à une définition indivisible. Par ailleurs, on peut tout aussi bien être féministe en étant différencialiste. Enfin, si on peut éduquer au respect de l'autre et à l'altérité, j'aimerais qu'on m'explique sur quels fondements et sur la base de quelle(s) théorie(s) certaines d'entre vous souhaitent une éducation au féminisme. A quelle école allez-vous vous référer ?

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  23. Super article!
    Je compatie, souvent on me traite de "féministe" en se moquant de moi quand je clame haut et fort le manque d'égalité qui persiste!
    Je ne suis pas dans l'extrême, mais certains comportements me donnent envies de vomir!
    Bonne fin de week-end :)

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  24. C'est marrant, mais dans ma tête là, tout de suite, à brûle-pourpoint, sans faire de recherches, le féminisme a toujours été une phénomène visant à mettre la femme à la place de l'homme, donc à juste inverser l'injustice. Je voyais plus ce dont tu parles comme de l'égalitarisme, de l'équité, de la justice. Je découvre donc que féminisme c'est juste mettre la femme au même niveau que l'homme. Donc je suis féministe. Jusqu'à la moelle. Révélation. Et de ce point de vue, je suis bien contente de vivre au Québec où les mentalités sont bien plus évoluées sur ce sujet. Des femmes chef de service, PDG, directrices, yen a partout. Des conductrices de bus. Des matelotes. Des analystes-programmeuses en informatiques. Des soudeuses. Des ingénieures... Ils ont même poussé le truc jusqu'à féminiser les noms de métiers. Ici on a des professeures, des auteures, des cheffes, c'est tout à fait normal et accepté. Tous les textes, les offres d'emploi sont rédigés au masculin / et féminin. Quand je suis arrivée j'ai trouvé ça too much. Maintenant je ne fais plus attention. Et d'ailleurs ici, le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels sont légaux, preuve que le sexe n'est ici rien de plus ou de moins qu'un trait physique comme un autre. On peut s'aimer même si on est du même sexe. On peut avoir des enfants même si on est du même sexe. Et puis ici, une femme sans enfants ou célibataire à 40 ans ça ne surprend pas. Personne ne te prend pour un monstre si tu oses déclarer, oh égoïste suprême, que tu n'as pas envie d'avoir des enfants, ou de te marier même si tu vis avec le même Chéri depuis 10 ans. Et puis ici, la femme garde son nom. Elle s'appelle juste Madame. Les enfants portent le nom du père en général, mais personne n'est gêné que le nom de famille de la mère soit différent de celui de l'enfant. Évidemment tout n'est pas parfait, on a aussi nos gros macho remplis de préjugés et de donzelles bien pensantes qui s'offusquent d'une femme vêtue à la garçonne, mais c'est rare et je réalise à quel point en France ya du boulot pour au moins atteindre le niveau d'ici. Tout ce à quoi l'être humain devrait aspirer, c'est l'égalité de traitement et la liberté de penser et faire (tant qu'on ne nuit à personne d'autre, tu connais la chanson). Bon ça y est je suis partie dans tous les sens, mais pour résumer, je ne peux qu'être étonnée de la façon dont tu as si bien exprimé ce que je pense!

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    1. D'accord avec toi, et la Finlande est presque aussi évoluée que le Canada sur ce plan-là ! Quand on se marie, la femme peut prendre le nom de l'homme, l'homme peut prendre le nom de la femme, et ils peuvent combiner leurs noms s'ils le souhaitent, ou garder chacun le sien. Et les protestants ont aussi des pasteurs femmes. Autant de progrès que la France doit encore faire.

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    2. Pour les noms (un sujet qui a l'air de me tenir a coeur ^^), en France aussi, le mari peut prendre le nom de de l'epouse, l'epouse peut prendre le nom du mari ou ils peuvent combiner leurs noms. C'est legal (ce ne sont que des noms d'usage de toute facon, le "vrai nom" reste le nom de naissance) mais c'est assez peu connu.

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  25. Comparons ces 2 expressions: "ça c'est un truc de bonhomme" vs "ça c'est un truc de bonne femme" Seul un mot a été changé dans cette phrase, leur sens en revanche est totalement opposé et montre quel chemin il reste avant l'égalité... Certes c'est un détail mais il est, je pense, assez représentatif!
    Excellent cet article :)

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  26. Et la Sunday nail battle dans tout ça, hum ?
    Nan j'déconne.
    Plus sérieusement, j'ai juste eu envie de me lever et de me balader dans toute ma ville avec une belle banderole clamant "VIVE TETE DE THON !". Merci pour cet article, ça fait du bien, et je plussoie à fond.

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  27. Ce doit être la première fois que je commente ton blog (franchement super et frais et intelligent à la fois) parce que là vraiment, tu dis exactement ce que je pense du féminisme. Parce qu'en tant qu'être humain, vouloir l'égalité c'est logique mais je n'arrive à trouver personne dans mon entourage qui donne raison au féminisme et ça, ça me désespère.
    Alors merci <3

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  28. Très bel article, ça fait du bien de voir ça. Ça me réconforte aussi dans mes idées et positions, car comme tu le dis, les petits combats valent la peine, ils marquent. Et je pense que le mouvement féministe aurait plus d'impact si on laissait tomber ces préjugés et fausses idées. Mais c'est vrai que certains mouvement féministes sont soit mal rapportés par la presse, soit proposent des portes paroles qui s'y prennent mal,je pense aux groupe "des femmes à barbe" (ou un truc du genre), et j'ai du mal à m'y reconnaitre dedans. Rien ne vaut le dialogue et l'éducation de tous les jours, enfants et adultes !

    Sinon, je vous propose à tous/toutes un super lien avec des vidéos d'une féministe américaine qui décortique notre société.
    Et ça, ça fait peur :
    http://www.madmoizelle.com/anita-sarkeesian-62583

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  29. Au sujet du "combat" pour Mademoiselle.

    Déjà, de mon point de vue, elle a été d'une efficacité folle, on lance le sujet et pouf ! quelques semaines plus tard, circulaire aux ministères ! incroyable ! très peu d'efforts pour un effet immédiat, moi je trouve que ça aurait été con de s'en priver.

    De plus, j'ai de vagues souvenirs de ma philo de Terminale, on nous avait appris que le langage structure la pensée. Je l'ai d'ailleurs vu avec mes gosses : à partir du moment où le môme commence à parler, c'est la surchauffe de synapses.

    Donc la sémantique, c'est important ! Cependant, on aurait aussi pu militer pour l'autre option : réhabiliter "mon damoiseau" pour les hommes, et en profiter pour clarifier les règles d'usage des 2 options (statut marital, âge limite, etc.)
    Bref, moi je suis pour l'égalité et la cohérence.

    Ah, et pour enchaîner sur les sujets "plus importants" comme l'égalité salariale, quand on se penche un peu sérieusement sur les chiffres (faudrait que je retrouve le lien pour ceux que ça intéresse), les 27% de différence de salaire sont dus en grande majorité aux temps partiels. Donc le combat est à orienter sur ce sujet là.
    A temps de travail égal, poste égal, responsabilité égale, la différence n'est plus "que" de 5-6% je crois.

    Dans les pays "les plus avancés" sur le sujet de l'égalité au travail, je crois qu'ils butent aussi sur un seuil qui parait aujourd'hui infranchissable.
    Cela signifie que les politiques volontaristes (quotas dans les CA, mixité des embauches, gestion des temps de vie, prise en compte de l'articulation vie privée-vie professionnelle, etc.) sont nécessaires mais ne suffisent pas à résorber ces 27%. Seul un mouvement de fond révolutionnant les mentalités pourra y parvenir.

    Et c'est là qu'on revient au "mademoiselle", la sémantique, la parole qui structure la pensée toussa toussa.

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  30. Alors là, j'te big up du plus profond de mon moi-même !
    J'vais le partager tellement je suis d'accord avec ce que tu dis (et t'as une façon de t'exprimer que j'adore) !

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  31. Les stéréotypes sont des généralisations empiriques qui ont une base statistique. Lorsqu’on les examine scientifiquement, on se rend compte qu’ils sont presque toujours vérifiés.

    Par exemple, mon garçon de retour des Etats-Unis me dit que les Américains sont « gros ». Il ne veut évidemment pas dire que tous les américains sont obèses.

    Mais statistiquement, son jugement est juste et validé par les travaux des scientifiques. La prévalence de l’obésité est plus forte outre-Atlantique.

    Ça vaut aussi pour tous les stéréotypes qui collent aux féministes.

    Si des scientifiques avaient carte blanche pour étudier les féministes militantes, il ne fait aucun doute qu’ils découvriraient :

    * que les gouines y sont surreprésentées
    * que les féministes sont plus moches que la moyenne
    * qu’elles sont plus masculines que le reste des femmes
    * qu’elles ont une histoire sentimentalo-sexuelle plus chaotique que les autres
    * qu’elles ont plus de partenaires sexuels et plus de MST
    * plus d’avortements
    * qu’elles ont la haine contre les hommes
    * que beaucoup d’entre elles finissent vieilles filles et passent leurs vieux jours avec leur chat

    Telle est la vérité.

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  32. Ouf ! Je viens de voir ton article sur Hellocoton, donc je suis passée, puis je suis revenue sur HC je l'ai commenté puis je suis revenue et puis finalement je l'ai relu , et j'ai lu tous les commentaires c'est pour ça le petit Ouf ! ^^'
    Je vois qui a des grands débats et tout et tout ! Mais je voulais juste dire que j'ai adoré te lire ! Que j'ai bien aimé aussi couper des penis et en faire des boucles d'oreille, je me suis imaginée avec pendant 30s ! Enfin bon tout ça pour te dire que je suis d'accord avec toi et que c'est très bien de defendre nos opinions :)
    Tous les jours, je me dis, non passe pas sur son blog ça sert à rien, y à rien de nouveau mais bon j'y passe quand même ^^ Je suis toujours contente de voir tes maquillages ou te lire ! Fin je sais pas si je te l'ai dit mais je t'ai ajouté à mes blogs chouchous !!

    Voilou :D

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  33. Et beh pour une fois que je lis un article intelligent sur le sujet, un article qui pose les bases, qui rappelle ce qu'est LE FEMINISME... merci. Malheureusement, ces clichés on le vent en poupe et son bien trop souvent véhiculés par certaines "féministes", elles-mêmes, et ça a un coté désolant. Bref, article très intelligent, bien écrit, tout ça tout ça BRAVO <3 (pour ce que mon "bravo", peut valoir, hein).

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  34. Féministe powa!!!!
    J'avoue que la plus part des gens que je connais sa font des idées fausses sur les féministes ^^
    L'un d'eux croi même que pour être féministe il faut pas porter de soutien-gorges...
    Je vais leur faire ça tiens!

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  35. Bénédicte Xebeche2 juillet 2012 à 10:26

    Fuck yeah.

    Un excellent résumé, qui m'évoque du Virginie Despentes, sur ce qu'est être une femme avec un cerveau et une conscience du respect qui lui est du. (oui, nous pouvons résumer ça au terme féministe).

    La plus grande des difficultés pour se hisser sur le piédestal des hommes, c'est et ce sera simplement de témoigner le même respect et la même "logique d'égalité" que nous attendons pour notre sexe aux gros beaufs au pénis dessiné sur leur front, qui nous rabâchent encore et toujours leurs mêmes délires psycho-paranoïaques sur ce que c'est que d'être une femme et sur le vol de la masculinité. Car, objectivement, comment ne pas vouloir cracher à la gueule de ces primates? Mais c'est justement ce geste (légitime pourtant) qui fait passer les féministes pour des coupeuses systématiques de couilles qui veulent asservir la planète et la teindre en pastel.

    Je ne suis pas une fervente lectrice des magazines pour jeunes femmes, mais combien de fois ai-je vu des titres d'articles accrocheurs, en rose bonbon, évoquant comment nous femmes fatales, carriéristes, débrouillardes, bricoleuses ou chefs de chantiers, devions protéger cette si faible et fragile masculinité des hommes. Tout cela m'amène à poser cette question : les hommes ne seraient-ils donc forts que grâce/à cause de notre faiblesse? Et plus important : l'évolution de la société tendant à renforcer notre pouvoir, doit-il forcément y avoir un sexe faible? La cohabitions de deux parties d'une même espèce sur la même marche de respect et de liberté est-elle à ce point impossible?

    Cela commence par des poupées et des dinettes que l'on offre aux filles et que l'on refuse aux garçons, car mais enfin voyons, t'es pas une fillette! L'éducation et l'environnement, au-delà des réflexions personnelles et de l’instinct, sont les premiers à diviser notre liberté et notre pouvoir selon le sexe. Je ne dis pas qu'en élevant son fils dans le respect de la femme, il grandira sans apprécier les femmes pour leurs nichons ou leurs longues jambes fuselées, je dis simplement qu'il saura faire cuire un steak, mettre une machine à laver en route et ne trouvera pas normal que sa collègue soit moins payée que lui. N'est-ce pas là tout simplement ce qu'on veut?

    J'ai 20 ans et je n'ai jamais souhaité avoir d'enfants, pas plus que je n'ai joué à la poupée (mon père a eu le bon sens de reconnaître que les lego me branchaient). Cela doit faire une bonne dizaine d'années que je répond donc, lorsque qu'on me questionne sur ce sujet, que je n'aurais pas d'enfant. Crise de la société. Qui, que, quoi, pas d'enfants, serais-tu stérile? Ou l'inverse : tu es jeune, tu verras, tout changera. Pourtant cela est aussi naturel pour moi que de respirer : de mon utérus un bébé ne sortira pas. J'ai la chance d'avoir trouvé un copain sérieux qui, entre autre ses autres qualités, n'est pas très intéressé non plus par la procuration. Les premières remarques qu'ont lui fait sont à propos de sa carrière -qui sera plus longue et plus rapide- et de son argent -qu'il pourra investir dans des voyages, cool!
    Comme un parfum d'injustice dans l'air pour moi, ce monstre incapable de procréer.

    Enfin bref, je parle beaucoup, je termine sur un des sujets qui a apparemment encore divisé dans les commentaires : Mademoiselle.
    J'exprimerai mon opinion en quelques mots, sans chichis : Oui, oui, oui, ça m'a toujours profondément choqué que l'on définisse la politesse envers la femme selon son appartenance à son père ou à son mari. Et non, je ne sais pas quoi répondre aux femmes qui regrettent ce mademoiselle sonnant si bien à leurs oreilles. Je rappelle simplement que les pubs pour les robots de cuisines et les machines à laver sont sympa aussi (j'adore celle de Whirlpool).

    Et oui j'adore les robes, avoir les cheveux longs, un gel douche qui sent bon. Et monter des étagères, Star Wars, et les mangas de baston.

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    1. Bonjour les filles.

      Cet article est effectivement très intéressant, et bien tourné.

      Mais plus que les clichés qui nous tombent sur la tête, nous les femmes, je suis choquée par l'air suffisant qui transparaît dans vos écrits de jeunes femmes ayant un avis si tranché, au vu de votre petite expérience de la vie et vos ignobles fautes de grammaire et orthographe.

      S'il vous plaît, que diable, ne surenchérissez pas aux rebellions faussement anti-sociales et soit-disant hors normes, vous êtes des moutons pensant penser, croyant savoir, et incapables d'écrire droit.

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  36. Je crois que vous vouliez écrire "soi-disant anti-sociales", plutôt que "soit-disant". Une petite relecture s'impose avant de critiquer l'orthographe des autres, il me semble.

    Je ne vous demanderai pas d'éclairer notre lanterne, pauvres moutons que nous sommes ; mieux vaut ne pas vous décrédibiliser davantage.

    Merci d'être passée, ô grande prêtresse qui avez tant vécu et pouvez donc vous permettre de cracher dans la soupe.

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    1. J'ai fait une faute ?
      Vous êtes donc très bien placée pour comprendre que la plage de médias offerte pour partager sa vie ne justifie pas que l'on abime les yeux de lecteurs assidus.

      Je ne crache nulle part, Madame, et loin de moi l'idée de vouloir éclairer la lanterne de quiconque.
      Je repasserai, comme d'habitude, prendre mon moment de détente quotidienne, discrète et silencieuse, sur un blog agréable à contempler, mais pas toujours à lire.

      Du haut de mes 71 ans (oui, on peut utiliser Internet à cet âge), je puis vous dire qu'effectivement, le fossé des générations est important, et que les jeunes de 20, 30, 40 ans, sont des jeunes gens. Encore ancrés dans l'effet de groupes, amicaux, avant, sociaux, maintenant.

      Pourtant quand vous arriverez à mon âge, et certainement avant, vous comprendrez ce que je voulais dire dans mon dernier paragraphe.
      J'en ai vu passer, des jeunettes rebelles et persuadées de faire leurs choix, devenir des mères exemplaires.
      Ce que je veux dire, en posant un regard attendri sur cet aspect de votre génération c'est que je vous trouve trop radicales dans vos propos, et souvent, deux mois, un an, trois ans après, toujours aussi radicales, mais dans des concepts différents. Vous n'êtes cohérentes que le temps d'une mode.

      Là où mon regard est moins attendri, c'est lorsque je m'abime les yeux sur des textes truffés de fautes.

      Je vous remercie Madame pour votre gentille mise au point.

      Sachez au final que soi-disant ne prend pas de T lorsque quelqu'un "se dit" telle ou telle chose, sans s'en vanter, mais en prend un lorsque l'action est prétendue.

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    2. Je trouve ça un peu facile de taxer tout mouvement issu de la jeunesse, tout début de reflexion, "d'effet de mode".
      Comme je trouve extrêmement dommage de se servir des fautes d'orthographes comme d'un argument pour discréditer un billet.
      A vous lire, on pourrait rapidement croire que le fait d'oublier des "s" et des accents, autant que celui de n'avoir "que" 26 ans, me dénie le droit de réfléchir et de penser. C'est à la fois dommage et réducteur.

      Quand à un effet de mode, je dois admettre que oui, il y en à effectivement un, le féminisme est de plus en plus mediatisé et relayé sur les réseaux sociaux, les blogs persos. Mais est ce un mal? Est ce déplorable de soudain utiliser les moyens mis à notre disposition pour informer les gens, expliquer, exposer, parler d'un sujet aussi important et riche que le droit des femmes?
      Je n'ai pas la prétention d'apporter des informations neuves, ni celle d'éducation, j'essaie simplement de relayer ce qu'est pour moi le féminisme et son importance, à mon niveau.

      Effectivement, il semble ici yavoir un véritable fossé entre nous. Est ce du à l'âge? Je ne sais pas, mais clairement nous n'avons pas la même vision des femmes, ni les mêmes idéaux. Car pour moi, être jeune et rebelle n'empêche pas d'être une mère exemplaire. Apparemment, pour vous en tout cas, c'est antinomique.

      Il est certes loin d'être parfait, mais n'y à rien de radical dans mon billet. Pas de haine, pas de violence, juste la volonté de jeter à bas quelques clichés erronés.

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    3. Je ne comprendrai jamais, mais vraiment jamais en quoi revendiquer plus d'égalité et de justice est "radical". Vraiment, je ne vois pas.

      Il serait peut-être judicieux de méditer sur la condescendance employée dans vos commentaires. Etre jeune ne signifie pas être naïf ou suivre bêtement les modes, tout comme avoir une plus longue expérience de la vie ne vous rend pas nécessairement "sââââge" et ne vous confère pas le droit de donner des leçons aux autres et de les insulter. J'ai l'impression d'énoncer des évidences, là, mais ... "Le temps ne fait rien à l'affaire", comme dirait l'autre.

      Enfin, SACHEZ (c'est agréable de se faire apostropher de la sorte, n'est-ce pas ?) que la règle que vous énoncez n'existe tout simplement pas.

      Arrêtez de vous placer en donneuse de leçons de tous ordres, c'est excessivement irritant et ne joue pas en faveur de vos "arguments".

      Un mouton de 20 ans, qui a juste l'espoir de faire évoluer les choses pour que les gens puissent se sentir bien dans leurs vies, bouh, quelle REBELLE !

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  37. Roh, trop merci pour cet article bien balancé!
    Le coup du Mademoiselle, je suis 100% pour son abolition : j'suis avec mon amoureux depuis 5 ans et on a un bébé sans être marié et ça devenait relou qu'on me demande si je suis mère célibataire parce que je suis toujours une "mademoiselle"... alors que ça n'a aucun rapport... J'suis persuadée que ça soulagera aussi les mères célibataires d'ailleurs...

    Pour ma part, j'irais même plus loin, en demandant l'abolition du sexe "F" ou "M", sur les papiers d'identité. J'pige pas à quoi ça sert de le mettre là, à part pour discriminer les gens et les mettre dans des cases, alors que dans la plupart des cas, tu VOIS si les gens sont de genre féminin ou masculin et puis, si ça se voit pas, si la personne est super androgyne, qu'est-ce que ça peut faire? On a pas vraiment besoin de savoir pour pouvoir traiter la personne d'une certaine façon...

    Bref, j'crois que j'm'emballe...

    Encore merci et longue vie à Tête de Thon!!

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    1. Ah oui et je voulais aussi ajouter qu'en Finlande, dans la langue, y'a ni masculin, ni féminin, que du "neutre" et apparemment, ils ont pas l'air de se porter trop mal...
      Et puis, j'suis une maman et je suis punk, et j'suis persuadée d'être exemplaire... (non, mieux que ça, je suis la maman idéale!)

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  38. Encore la vieille qui s'irrite contre des fautes non pas pour cet article, mais la majorité, et dans les commentaires. Et contre une loi de plus de 60 ans qui stipule que l'on peut écrire "onion" à la place "d'oignon", ce qui est tout à fait déplorable dans une volonté de cohérence de la langue écrite.

    Par contre je n'ai insulté personne.
    J'aurais donc dû citer ce que j'ai trouvé "radical" : être sûre à 20 ans que l'on refuse d'être mère est inconcevable pour. Ce qui est un point de vue personnel, donc subjectif, comme la plupart de vos opinions.

    C'est effectivement facile à mon âge de généraliser l'avancée de la jeunesse, et de mettre tout le monde dans le même panier. C'est parce que depuis bien longtemps, la jeunesse qui est devenue vieille, se bat pour des idées qui lui semblent essentielles. Je ne dirai que bravo aux moyens dont elle dispose aujourd'hui pour diffuser plus ou moins efficacement (selon les fautes) son message. Je trouve quand même qu'autant de fautes, ici, là, et autre part, ne rend pas justice aux propos parfois très intéressants.

    Enfin, si je ne me suis jamais placée en grande prêtresse, j'aurais au moins la sagesse de reconnaître que mon premier commentaire était fort mal tourné et à la limite de l'agressivité. Et je vous présente mes sincères excuses.

    Je reviendrais donc sur ce blog qui me charme, mais je m'abstiendrai désormais de tous commentaires, au risque de blesser, ou de déclencher quelques emportements.

    Madame Léonie.
    Maman de 4 enfants : un gay, une gothique, un tatoueur, et un prêtre catholique.
    Mamie de 12 charmants marmots.

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    1. Bénédicte Xebeche2 juillet 2012 à 19:46

      Je reviens sur votre "J'aurais donc dû citer ce que j'ai trouvé "radical" : être sûre à 20 ans que l'on refuse d'être mère est inconcevable pour."

      D'une part : pour quoi ? J'ai l'impression qu'il manque un mot.

      D'autre part, je le sais, je le sens, je le ressens jusqu'au plus profond de mes entrailles que je n'aurais pas d'enfants naturellement, et si votre plus grand bonheur a été d'avoir des enfants, cela reste mon plus grand cauchemar et cela me regarde.
      Et votre pseudo-sagesse, j'utilise pseudo dans le sens ou votre expérience de la vie m’importe peu, eh bien vous pouvez vous la garder. Je décide de mon mode de vie et je l'ai signalé dans mon commentaire pour étayer un problème de société qui est que la femme doit forcément vouloir pondre des mômes. Vous faites parti de ce problème, vous, femme qui ne croit pas qu'une femme de 20 ans peut faire ses choix. Et pourtant.

      Et oui, on pourra se reparler dans 30 ans si vous le souhaitez. J'aurais toujours pas de môme.

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  39. Simplement merci ... ça fait tellement de bien de voir qu'enfin y' en a une qui le dit et très fort !!!

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    1. ( J'ai écrit cela en parlant de l'article ... et non en parlant des emportements stériles de certains dans les commentaires ... )

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  40. En tant que féministe, je trouve que l'une des choses les plus importantes du "combat" pour l'égalité entre les deux sexes est de bien intégrer que rien, même le plus élémentaire des droits, n'est jamais définitivement acquis. Le meilleur exemple reste l'avortement. Souvent, je me fais rabattre le caquet par des gens qui m'expliquent doctement qu'on "a" l'avortement, donc qu'on devrait être contentes (et fermer notre gueule). Sauf que disposer d'un droit qui ne peut être appliqué, faute de centres d'avortement, de médecins et de places, c'est comme ne pas en avoir du tout. Et c'est parfois dur d'expliquer tout ça.

    Autre chose : le "mademoiselle" n'est retiré que des formulaires officiels, pas de la langue parlée ni écrite. Pas de quoi en faire un drame donc, ni de réveiller les académiciens de la langue française d'entre les morts, juste l'application d'une loi qui date d'il y a 20 ans. C'est marrant, mais les commentaires les plus haineux à cette circulaire postés sur les internets l'ont été en majorité par des hommes. Alors que cela ne les concernait pas... Jaloux?

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  41. D'abord bonsoir à toutes .
    Alors oui j'suis un mec , mais il n'empêche que pour moi , lutter pour l'égalité des femmes est une chose importante . Etant arrivé au XXIème siècle , il n'est par normal que les femmes soient encore à ce point en dessous ( excusez moi l'expression ) des hommes , c'est presque une abjection je trouve , absolument inadmissible.
    Défendant déjà certaines causes ( étant homosexuel , je me défends comme il ce doit pour nos droits et notre égalité à tous/toutes ) , je trouve dommage que si peu d'hommes s'impliquent dans ce combat de tout les jours à vos cotés !

    Sinon pour l'article , je le trouve tout simplement excellent , un grand bravo pour ce pointage du doigt des idées reçus concernant les féministes .

    Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne continuation !

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  42. Salut ! Je me permets de mettre un lien de ton article sur ma page FB si ça ne te dérange pas. Tu as juste tout bon !

    Zoé D.

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  43. Cela fait longtemps que je tente d'expliquer ma philosophie " féministe " sans vraiment réussir. Je n'arrivais pas à expliquer que oui je suis féministe ou du moins je me considère comme telle et qu'une femme bah c'est l'égale d'un homme. Seulement comment faire accepter ça quand oui j'adore faire la cuisine et puis je me maquille et je mets des jupes. Et non je n'aime pas ressembler à un troll au quotidien. Alors cette article exprime ( en beaucoup plus clair ) ce qui trottait dans ma petite tête. Je vais de ce pas envoyer le lien à tous mes amis ( porteurs de phallus ou non )qui ont depuis longtemps cessé d'essayer de me comprendre. Encore merci.

    Perrine B.

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